Certaines semaines, nous aimerions avoir eu tort et n’hésiterions pas à nous courber et à présenter nos excuses comme le PDG de Toyota vient de le faire. Malheureusement nous avions raison de douter des annonces de sortie de crise dont les dirigeants de nombreux pays nous ont gratifiés ces dernières semaines. Dopé aux liquidités et gavé de dettes, le monde semble s’être réveillé cette semaine avec la gueule de bois. Bien entendu il faut, comme toujours, considérer que ce retour de manivelle est peut-être tout aussi excessif que l’euphorie qui le précédait. Mais il reste que, très objectivement, cette euphorie ne reposait sur rien de solide et que les inquiétudes des médias concernant la Grèce, le Portugal ou l’Espagne pourrait être étendues à la France et bien d’autres pays européens, sans parler des USA qui promettent de s’engager dans un cercle vertueux qu’ils auront bien du mal à respecter. L’abandon de la colonisation sélène, le retrait d’Irak, la mise en sommeil de la réforme de l’assurance maladie, la limitation à 1% de la croissance des dépenses non militaires, tout cela ne sera suffisant que si le PIB américain retrouve un peu de croissance. Souhaitons le car, que cela nous plaise ou non, nous en sommes largement dépendants.
L’Europe est au cœur de cette tourmente. Et l’union faisant la force, c’est le moment choisi par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour relancer le partenariat France-Allemagne. Quatre-vingt initiatives dont nous retiendrons qu’un grand nombre concerne des projets écologiques alors que nos voisins ne font aucun pas pour revenir sur leur promesse de sortir du nucléaire et risquent ainsi de nous entraîner vers des solutions énergétiques coûteuses dont nous n’avons nul besoin. La coopération renforcée en matière juridique et policière est par contre bienvenue.
Les vertus de l’union sont beaucoup moins évidentes en ce qui concerne le G7 qui se réunit cette fin de semaine à Igaluit au Canada. La rigueur budgétaire n’est pas à l’ordre du jour, malgré les 30000 milliards de dollars de dettes accumulés par les pays participants. Nous sommes dans un cercle vicieux : le premier pas pour en sortir risque de replonger son auteur dans la crise. Le problème, comme nous l’avons vu plus haut, c’est que ne rien faire également !
Pour revenir à Toyota, il fut un temps où le Président d’une société japonaise de cette dimension n’aurait pas supporté le déshonneur qui s’abat sur M. Akio Toyoda. Mais le seppuku n’est plus en faveur au pays du soleil levant et son avenir va dépendre des incidences financières que le rappel de millions de véhicules et les ventes manquées de millions d’autres vont avoir sur les résultats de l’entreprise. Comme pour une vulgaire multinationale occidentale, les actionnaires décideront.
D’une manière plus générale, nous sommes quand même inquiets pour l’avenir à court terme de l’industrie automobile, particulièrement en France. Les bons résultats récents nous paraissent relever bien plus d’une anticipation due aux aides diverses que d’une réelle reprise. Le réveil pourrait être pénible !
L’actualité française n’est pas encore dominée par l’approche des régionales. Besancenot défend le voile de l’une de ses candidates et le PS entérine une liste en Languedoc Roussillon afin de contrer son pestiféré, Georges Frêche. Peu de sondages publiés pour l’instant, même s’ils confirment la probable victoire de la gauche dans la grande majorité des régions. Seule immense déception, celle du MoDem qui paye l’omniprésence de son leader. Seul espoir pour l’UMP, le discours de François Fillon qui rappelle que la gauche ne sait qu’augmenter les impôts locaux et avoue, avec honnêteté, qu’il en avait fait autant comme élu local, tout en blâmant l’état central pour lui avoir transférer des tâches non financées.
Les soldes n’ont pas provoqué le coup de fouet économique auquel nous pouvions nous attendre. Seul le commerce électronique a proportionnellement progressé, ce qui n’a rien de surprenant, au détriment des grands magasins et commerces de proximité.
EDF et Areva sont arrivés à un accord sur les déchets nucléaires. Reste à savoir comment les recycler sans transfert en Russie escorté par Greenpeace !
La France va finalement envoyer 80 soldats supplémentaires en Afghanistan, afin de former les locaux à prendre en main leur propre sécurité. Une arme à double tranchant; rien ne distingue un Taliban d’un Afghan fidèle à un pouvoir qui n’est lui-même pas si légitime que nous voudrions le croire.
Pendant ce temps, l’héroïne progresse dans les soirées parisiennes et il est totalement interdit de brûler les champs de pavot afghans qui fournissent 80% de l’héroïne mondiale.
La bonne nouvelle de la semaine, quoi qu’en disent les médias, c’est la baisse des cours de l’Euro.
A 1,36 dollars, il reste très au dessus de son cours de lancement en janvier 1999 ($1,1665). Ses cours récents étaient d’autant plus dangereux pour notre compétitivité que la Chine refuse obstinément de revoir les cours du Yuan unilatéralement fixé par rapport à la monnaie américaine.
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c'est la vérité même et il n'y a que la vérité qui blesse!!! la France do [...]
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Je partage la même idée "une aide individuelle et gratuite des moins favor [...]
alexandre à propos de Intolérable Tolérance ou l'instrumentalisation des valeurs démocratiques par ses ennemis
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Randa Kassis est courageuse, regardez la régulièrement sur France 24! elle [...]