Lundi, 30 juin 2008
IL FAUT UN ETAT MODESTE.
29 juin 2008
Répétons sans cesse cette exhortation, comme le faisait Caton en ponctuant chacune de ses interventions (1).
La présidence française de l’union européenne va coûter très cher aux contribuables. Il est prévu dans notre budget la somme de 190 millions d’euros, dont le détail est le suivant : « activités obligatoires et traditionnelles de la présidence, 89 millions ; manifestations correspondant à l’initiative propre (sic) de la présidence française, 82 millions ; dépenses interministérielles, 19 millions ». (2)
Continuer à lire "IL FAUT UN ETAT MODESTE. "
Dimanche, 29 juin 2008
Une chance pour l'Humanité par René Crignola www.lignedroite.net

Si l'on considère ce qu'est devenu le monde avec du pétrole qui se vendait à peine plus cher que l'eau il n'y a pas si longtemps, alors que ce combustible est une matière première qui a de très nombreuses autres applications dans les différents domaines de l'industrie et que la compétition internationale pour en acquérir ne peut que croître au fil du temps, nous devrions en prendre acte et faire dès maintenant en sorte que son renchérissement continu ait été, dès le moyen terme, une chance pour l'humanité.
Le monde ne réagit efficacement en effet que sous la contrainte des faits.
A quelle logique obéissent encore nos sociétés quand il faut des véhicules de plusieurs tonnes ou dizaines de tonnes pour permettre aux personnes et aux marchandises de se déplacer alors que des voies alternatives de communication bien plus économiques existent ou ont été abandonnées; la route se substituant aux canaux et au rail ?
A quelle logique obéissent-elles en laissant leurs économies tributaires du bon vouloir de vendeurs de pétrole qui n'utilisent pas les sommes colossales qu'ils engrangent à l'amélioration du sort de leurs peuples ou de leurs voisins plus démunis en la matière, mais pour consolider leur pouvoir de nuisance éventuelle contre eux ?
Continuer à lire "Une chance pour l'Humanité par René Crignola www.lignedroite.net"
Le clin d'oeil de "Ligne Droite" à l'actualité. www.lignedroite.net
Le légendaire train des sénateurs a déraillé cette semaine. Ceux qui pensaient qu’il suffisait de convaincre quelques parlementaires socialistes pour faire passer la réforme des institutions lors du congrès réuni à Versailles découvrent que ce n’est pas aussi simple. La chambre haute a voulu montrer sa différence à coups d’amendements plus ou moins contestables. L’obligation de référendum pour l’intégration de nouveaux grands pays dans l’Union Européenne, tels l’Ukraine ou la Turquie, a été supprimée. Cela ne nous gênerait pas si l’ancien 88-5 restait valable car il exige un référendum quelle que soit la taille du pays candidat à l’intégration. Mais le projet va revenir à l’Assemblée qui a l’avant-dernier mot. Chaque député étant un sénateur en puissance, il y a gros à parier qu’un compromis sera trouvé et que le référendum sera purement et simplement supprimé.
A quoi bon d’ailleurs demander au peuple ce qu’il pense de quoi que ce soit. Il ne comprend pas et il faut tout lui expliquer. Par exemple comment améliorer son pouvoir d’achat grâce aux mesures gouvernementales, au moyen d’une campagne publicitaire pour promouvoir ces mesures. Notons qu’il n’était pas très adroit de le faire juste au moment où Nicolas Sarkozy annonce que la publicité sera interdite sur les chaînes publiques dès janvier prochain ; chaînes dont il nommera désormais les présidents. A moins que la promotion des décisions de l’exécutif ne soit pas considérée comme de la réclame.
La gauche proteste pour la forme, mais l’on frémit à la pensée de ce qu’elle ferait de ces nouvelles règles en cas d’alternance.
Continuer à lire "Le clin d'oeil de "Ligne Droite" à l'actualité. www.lignedroite.net"
Jeudi, 26 juin 2008
Réformes: aller au bout des choses!
Sans un programme hardi de réformes, la France verra sa place décliner dans l'Europe et dans le monde. Nous en sommes convaincus dans ces colonnes et nous ne pouvons que soutenir le Chef de l'Etat lorsqu'il affirme vouloir continuer à adapter notre pays à la donne économique internationale.
Cela étant, il est certain qu'une telle politique ne peut que susciter des mécontentements sincères ou non et plus ou moins gênants pour l'ensemble de nos concitoyens selon la capacité de nuisance des catégories concernées.
C'est pourquoi, autant aller au bout des réformes sans tabou et en mettant tout sur la table.
Il ne semble pas que ce soit malheureusement toujours le cas.
Je prendrai deux exemples dans l'actualité: la réforme de l'audiovisuel public et la sécurité sociale.
- En annonçant la fin de la publicité sur les chaines publiques, le Président de la République appelait à refonder l'audiovisuel public. En effet, ne plus dépendre de l'audimat nous rappelait les raisons d'être d'un service public de la télévision: promouvoir des programmes de qualité qui n'attireraient pas forcément un immense public (encore que cela ne soit pas une fatalité, la réussite d'Ushuaia nature sur TF1 démontre le contraire!) et représenter l'ensemble des territoires français.
La question que l'on peut légitimement se poser est: a-t'on vraiment besoin de cinq chaines dans le groupe France télévisions et est-il utile de payer des animateurs-vedettes comme on le voit trop souvent sur France 2?
Tout cela aurait du être l'occasion d'une réflexion d'ensemble sur la finalité d'un service public de l'audiovisuel et d'une concentration sur ses missions.
Continuer à lire "Réformes: aller au bout des choses!"
Lundi, 23 juin 2008
Le non irlandais : quel avenir pour l'Europe ?
Continuer à lire "Le non irlandais : quel avenir pour l'Europe ?"
Dimanche, 22 juin 2008
Vote par procuration par Roger Saint Pierre - www.lignedroite.fr
qui exigent d’un témoin une réponse par oui ou par non à la question qu’ils posent. Le doute n‘est pas autorisé.
Pourtant, les Irlandais viennent d’exprimer leurs doutes sur le traité de Lisbonne et les citoyens des autres pays ont ainsi voté par procuration. Car des doutes, nous en avons tous.
La télévision irlandaise, dans une émission satirique que l’on pourrait comparer à nos « guignols » a fort bien illustré cette situation en mettant en scène la marionnette préférée des téléspectateurs (un dindon) ajoutant une troisième case à son bulletin de vote.
À coté du oui et du non, il ajoutait « quoi ? ».
Je ne ferai pas un procès d’intention à nos dirigeants qui, je pense, voulaient vraiment proposer un traité simplifié pour remplacer le monument de technocratie qui nous avait été soumis en 2005. Mais quand il a fallu se mettre d’accord sur un texte commun; quand il a fallu convaincre 27 dirigeants ayant tous leurs idées, leurs exigences et leurs électeurs à satisfaire; quand il a fallu trouver autant de compromis; le produit fini ne pouvait pas être simple. Il comportait moins de pages que l’ancien mais on avait remplacé des pages entières par des références à des traités existants qui n’étaient, du coup, plus abrogés.
Continuer à lire "Vote par procuration par Roger Saint Pierre - www.lignedroite.fr"
Vendredi, 20 juin 2008
Pétition: NE BRADONS PAS LA LAICITE!
Des manifestations sportives interdites aux hommes, des maris qui refusent que leur femme soit soignée par des médecins hommes, un mariage annulé pour cause d’épouse non vierge, des aménagements d’horaires pour les femmes dans certaines piscines publiques, des enseignants chahutés par des élèves qui refusent les cours sur la Shoah… La France est entrée dans l’ère du communautarisme religieux des plus inquiétants. Tout se passe comme si notre République subissait chaque jour les assauts de plus en plus vifs d’intégristes religieux dont le seul objectif est d’imposer un diktat moral sur la société.
Chaque jour, notre pays est testé dans sa capacité de résistance à une nouvelle forme de totalitarisme.
Nous, citoyens français de toute confession attachés aux valeurs de liberté, de laïcité, d’égalité, refusons les diktats moraux de ceux qui prétendent au nom d’une religion ou de traditions étrangères à ce qui fonde notre identité, imposer leurs valeurs, leur mode de pensée et ainsi mettre en péril notre civilisation millénaire.
Nous demandons aux pouvoirs publics de réagir vivement et fermement à toutes les tentatives de déstabilisation de notre pacte social.
Nous lui demandons de ne pas transiger, ni négocier par lâcheté ou par complexe, nos valeurs libérales et républicaines.
La liberté d’exercer un culte ne doit pas devenir la liberté de remettre en cause ces valeurs.
L’Islam, comme les autres religions, doit évidemment trouver sa place en France mais dans un cadre strictement laïc.
A l'heure où nos valeurs républicaines devraient inspirer le projet d'Union européenne, notre Nation ne saurait tolérer un émiettement de ses idéaux, sous le prétexte fallacieux d'une tolérance destructrice.
Signer la pétition
Jeudi, 19 juin 2008
Ligne éditoriale du blog de la Droite libre
Suite à la polémique qui a entourée la publication de l'article de M. J.M. Mercier (qui a fait toute sa carrière dans l'Education Nationale et qui mérite un peu plus de considération que les commentaires méprisants de certains internautes) concernant les horaires des profs, je tenais, au nom de Rachid Kaci et de l'ensemble des membres du bureau de la Droite libre, à faire quelques remarques relatives à notre politique éditoriale.
1- Nous sommes, en tant que libéraux, particulièrement attachés à la liberté d'expression et, donc, au refus de la censure.
Nous invitons donc sur ce blog un certain nombre d'amis se reconnaissant dans ce grand courant de pensée libéral et conservateur à s'exprimer librement.
Il est évident que les propos qu'ils peuvent tenir sont de leur propre responsabilité et qu'en aucun cas, ils n'engagent de manière officielle la Droite libre et encore moins l'UMP.
2- Par ailleurs, la Droite libre a vocation, au sein de l'UMP, à jouer un rôle d'aiguillon et d'agitateur d'idées pour briser la chape de plomb du politiquement correct et des tabous de toutes sortes qui ont, tant de fois par le passé, amenés la Droite à abandonner à la Gauche le terrain intellectuel.
C'est pourquoi, nous continuerons sans relâche, et ce malgré les cris d'orfraie d'une gauche arc-boutée sur ses archaismes, à aborder des sujets dits "sensibles": éducation, immigration, protection sociale, Europe, banlieues,...
Pierre-Gilles Tronconi
Secrétaire général de la Droite libre
Marie Ségolène vue par Ligne Droite
Il est des stars qui ratent leur sortie. En ce qui concerne notre vedette de la démocratie participative, elle n'en manque pas une... de sortie!
Marginalisée par les sondages et étouffée par son parti, elle tente vainement de sauter sur tout ce qui bouge : le référendum irlandais lui en donne l'occasion.
A l'écouter, si vous en avez encore le courage, Nicolas Sarkozy aurait perdu beaucoup de crédibilité avec le non irlandais.
Rien que çà !
La dame aux 17 millions de voix nous laisse... sans voix!
En ramenant au débat français un événement européen, Marie-Ségolène vient, encore une fois, de faire chou blanc... avec le pays du trèfle!
Devant de tels propos, en ces temps d'essence chère, le seul élément qui puisse nous rassurer, c'est que la cote de la plus fameuse des pétroleuses n'est pas prête de remonter de sitôt!
Ligne Droite www.lignedroite.net
Mercredi, 18 juin 2008
Le clin d'oeil de "Ligne Droite" à l'actualité. www.lignedroite.net
Un peu plus tard, il se transformera en Ali Baba en offrant à de nombreux chefs d’état un sésame pour entrer dans l’Union Méditerranéenne. Ils pourront ensuite assister le lendemain aux cérémonies du 14 juillet. Tous ne sont pas prêts à accepter ; l’UPM n’est pas l’UMP. Pourtant, qui l’eût cru, le président syrien Al Assad semble vouloir venir. Sans doute pour mieux juger de notre potentiel militaire lors du défilé !
Mais, même conquise, l’UMP peut parfois faire du mauvais esprit. Comme ses sénateurs qui ont rejeté l’amendement des députés visant à rendre le référendum obligatoire pour l’entrée d’un grand pays dans l’Union Européenne. Ce sont pourtant les mêmes sénateurs qui siégeaient au Palais du Luxembourg lorsque Chirac avait fait voter l’obligation de référendum pour l’entrée de tout membre. De son coté, Bruxelles veut mettre en sommeil les négociations avec la Turquie en raison de la possible interdiction de l’AKP, parti islamiste au pouvoir dans ce pays. A Ligne Droite, nous suggérons un coma artificiel !
Continuer à lire "Le clin d'oeil de "Ligne Droite" à l'actualité. www.lignedroite.net"
Dimanche, 15 juin 2008
Un contrat comme les autres par Anne Merlin-Chazelas www.lignedroite.net
Je ne suis pas de ceux qui trouvent la virginité ridicule et l’exigence de virginité rétrograde. Et ce n’est pas par souci de « modernité » que le verdict de Lille me scandalise. Il n’est certes pas bien de jeter son bonnet par dessus les moulins et il n’est pas anormal qu’un homme (ou une femme) se réjouisse d’être le premier pour celui ou celle qui sera l’amour de toute une vie. Mais ce n’est pas la virginité qui est en cause, dans cette affaire.
Ce qui est en cause c’est la notion, fausse, adoptée par le juge, que le mariage est un « contrat de vente » comme un autre, et que, si l’épouse n’est pas vierge, la marchandise est « avariée » ou « entamée » par un autre que celui qui devait en avoir la propriété. Si l’on s’exprime ainsi - et cela traduit exactement ce que l’époux a plaidé - on se rend compte de l’énormité de l’affirmation qui transforme l’épouse en marchandise dont l’époux a la propriété et la cérémonie du mariage en une vente d’une marchandise à la seule personne en cause : l’époux. Dans le mariage non musulman, le seul contrat à proprement parler est celui qui est conclu chez le notaire ou sous-entendu dans le mariage civil par l’adoption du régime matrimonial par défaut, qui porte sur la répartition des biens des époux pendant et après le mariage. L’union des époux, elle, n’est pas un échange de marchandises mais l’union de deux personnes. Le pire dans cette histoire, c’est que rien ne prouve que cette malheureuse jeune femme ait menti ni qu’elle n’ait pas été vierge.
Continuer à lire "Un contrat comme les autres par Anne Merlin-Chazelas www.lignedroite.net"
Kadhafi est un épiphénomène
Par S. MehallaEntretien accordé par Rachid Kaci au magazine Algérie-news
Aboutira, aboutira pas ? Telle est la question qui reste posée concernant un projet d'union qui ne cesse de susciter des rebondissements des deux côtés de la rive.
Au moment même où les grandes institutions et grandes écoles, en France, organisent des conférences animées par de très belles brochettes de spécialistes pour louer la bonne grâce d'un projet qui unira pour l'éternité le Nord et le Sud, l'entourage de l'Elysée avoue que le président français considère cette initiative comme la pièce maîtresse de tous ses projets politiques du premier quinquennat et d'autres voix tentent un cadrage politique très différent.
Pour les uns, les Européens, cette union n'est qu'une réplique du «5+5», un processus qui aurait échoué entre les deux rives aurait besoin de financements pour se réactualiser ;
pour les Arabes avertis, cette union est une porte ouverte qui invite l'Etat d'Israël à faire son entrée dans la cour diplomatique du Monde arabe ;
pour d'autres analystes, ce projet est une subtilité du président français de dévier l'entrée de la Turquie dans la communauté européenne, vers une union où la communauté européenne est présente
et, enfin, pour certains, c'est un moyen pour la France d'exporter son nucléaire civil dans un marché mondial qui risque dans un très proche avenir de lui emboîter le pas.
Aucun analyste à l'heure actuelle n'est capable de décrypter l'intention exacte de l'idée de l'UPM, par contre les sous-entendus vont bon train.
Le dernier en date est la déclaration du président Kadhafi qui considère cette union comme «un affront fait aux pays de la rive sud», lors du minisommet tenu la semaine dernière à Tripoli. Le guide libyen ira jusqu'à rejeter la participation de son pays à l'UPM.
Quelle est la réaction de l'entourage du président Sarkozy ? Pour tenter de le savoir, nous
avons contacté l'un des ses conseillers qui nous livre ces quelques propos.
Algérie News : Pourquoi tant de réticences autour du projet de l'Union pour la Méditerranée ?
Rachid Kaci : Je ne suis pas sûr qu'il y ait autant de réticences concernant ce projet. Cette idée de réunir l'ensemble des pays de la Méditerranée va dans le sens de l'histoire et est d'une logique implacable. Tout le monde le sait, simplement il y a des égos à satisfaire et des susceptibilités à préserver… Plus sérieusement, je crois que celui qui ne comprend pas l'inévitable rapprochement de tous les peuples du bassin méditerranéen n'aime pas son pays. Cette idée n'est pas nouvelle et elle fera son chemin tôt ou tard. Il vaut mieux ne pas perdre de temps. Les réticences sont nées pour certains d'une forme de jalousie de voir la France sous l'impulsion du président Sarkozy enfin reprendre son statut de locomotive dans le concert des nations. L'Union pour la Méditerranée est la manifestation d'une vraie vision d'avenir et de perspectives de paix durables. Certains ne veulent pas s'inscrire dans de telles perspectives.
L'Histoire les jugera sévèrement…
Continuer à lire "Kadhafi est un épiphénomène"
Le parti de l’engagement
Par Patrick GAILLARD Vice-président de la Droite libre Candidat à la présidence des Jeunes populaires
Il existe en France une représentation collective, faisant des deux principaux partis politiques, les agents quasi-exclusifs de deux catégories de Français. Calquant leur définition de la vie parlementaire sur un marxisme approximatif, les commentateurs aimeraient faire du PS le parti des faibles, des exclus, des fragiles économiquement et des désaffiliés socialement – en somme des exploités –, et l’UMP celui des possédants, des opulents, des riches – en somme des exploiteurs…
Et bien que cette représentation soit mille fois combattues par la réalité des faits, elle peut toujours être réactivée dans des débats politiques, et cela toujours avec beaucoup de profit médiatique pour ceux qui se placent au côté de la gauche.
Si nous savons bien pourtant, et nos adversaires tout autant, que les catégories populaires, pour qui le travail, l’identité nationale, et la sécurité, sont des valeurs cardinales, se retrouvent toujours du côté de l’UMP lorsqu’elle sait leur parler un langage de vérité – comme lors de dernières élections présidentielles –, nous pâtissons cependant parfois d’une image négative propre aux mouvements de droite.
Et si, une fois de plus, dans l’ordre des faits, l’UMP est devenu le parti du travail, quand le PS stérilise sa pensée dans des dogmes antisociaux, il n’en reste pas moins que nous peinons réellement à mettre en adéquation l’image de notre mouvement avec la réalité sociologique de nos soutiens.
Il me semble donc important que nous sachions faire venir à l’engagement politique ces Français qui ont un intérêt vital aux changements, mais qui, en raison de leurs origines sociales, ne se sentent pas en mesure de s’impliquer politiquement. Plusieurs travaux de sciences sociales ont bien montrés ce phénomène d’autocensure, qui touche les catégories de Français les plus modestes, et par lequel ils se sentent inutiles politiquement, car incompétent dans le jeu politique…
Mais peut-être est-ce surtout que les responsables politiques actuelles font tout pour que ces Français se sentent inutiles et incompétent, préférant, dans les instances de direction des partis de tous bords, se retrouver entre personnes de même origine, de même formation, de même parcours…et de même certitude…
Je crois, au contraire de cette tendance à la sanctuarisation des responsabilités, qu’un mouvement puissant comme l’UMP, à tout intérêt à s’ouvrir à l’ensemble des catégories de Français, et à se construire de toutes ces différences sociales, pour intégrer les espoirs et les craintes des plus humbles, dans une véritable solidarité nationale.
Mais pour cela, il faut faire venir à la politique ces Français modestes, en leur donnant les moyens de se saisir de ses enjeux, et d’apprendre à construire un discours qui sera reçu avec toutes les apparences de la légitimité.
Continuer à lire "Le parti de l’engagement"
Jeudi, 12 juin 2008
Quand les sénateurs jouent contre l'Europe
Rappelons les faits:
Conscient que la perspective de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne était un des principaux arguments du non français au referendum de 2005, le Président Chirac avait fait modifier la Constitution pour imposer un referendum obligatoire avant tout nouvel élargissement de l'UE.
De nombreuses voix, de Valéry Giscard d'Estaing à Laurent Fabius en passant par François Bayrou, Charles Pasqua ou Philippe de Villiers, s'étaient élevées pour rappeler que, ni géographiquement ni culturellement, la Turquie n'avait sa place dans l'Union européenne.
La Droite libre avait été à ce moment l'initiatrice d'une campagne sur internet pour refuser cette perspective tout en promouvant l'idée d'un statut d'association privilégiée entre l'UE et la Turquie.
De même, le Président Sarkozy a toujours été très clair sur ce sujet: "à l’école, j’ai appris que la Turquie est un pays qui fait partie du continent asiatique"
Aujourd'hui, même si Nicolas Sarkozy a répété à plusieurs reprises ne pas avoir bougé d'un iota sur ses convictions, la notion de referendum obligatoire a été supprimée par le gouvernement dans le cadre de l'actuelle réforme des institutions. L'argument avancé était de ne pas gêner l'éventuelle adhésion d'autres pays moins sensibles stratégiquement.
Fin mai, une quarantaine de députés courageux emmenés par Richard Mallié, Patrick Devedjian et Frédéric Lefèvre font adopter un amendement réintroduisant l'obligation d'un referendum pout tout pays représentant plus de 5% de sa population. Reconnaissons que c'est en effet la moindre des choses de consulter le peuple dans un tel cas!
Soudain, mercredi 11 juin, la commission des affaires étrangères du Sénat consultée pour avis sur la réforme des institutions abroge cette disposition sous des prétextes qui laissent pantois:
«le dispositif proposé par l'Assemblée nationale (...) pourrait paraître dirigé contre un Etat ami et allié de la France, en l'occurrence la Turquie» et est «susceptible de porter un grave préjudice aux relations diplomatiques entre la France et ce pays».
Les menaces d'Ankara ( «Il est inévitable qu'une telle approche discriminatoire soit préjudiciable à nos relations bilatérales (...) et soit dommageable à l'amitié traditionnelle entre nos peuples») ont-elles influencé le vote des sénateurs ?
En tout cas, on se demande si nos édiles ont bien mesuré les conséquences de leur décision. Ils ne rendent service ni à la Turquie ni à l'Europe
Continuer à lire "Quand les sénateurs jouent contre l'Europe"
Lundi, 9 juin 2008
RELATER LE FAIT OU RELATER L’ECUME ?
7 juin 2008.
Relater un fait ou seulement son commentaire, tel paraît être le dilemme de la presse française.
Le fait :
Dans un arrêt du 21 mai 2008, la Cour d’Appel de Paris a relaxé M. Karsenty, accusé de diffamation envers France 2 et M. Enderlin, au sujet de la controverse née de la mort, ou de la prétendue mort, de l’enfant Al Dura au carrefour de Nazarim (Israël) le 30 septembre 2000.
Pour former ce jugement de 13 pages, la Cour a examiné les nombreux témoignages qui justifiaient le bien fondé de la démarche de M. Karsenty : rechercher la vérité.
La presse a été muette, à quelques exceptions près (Libération, le lendemain et Le Monde, 4 jours plus tard).
L’écume :
En revanche, le Nouvel Observateur publie une liste de soutien à M. Enderlin, largement signalée par d’autres parutions. Elle est signée, entre autres, par 17 journalistes de l’hebdomadaire qui en a pris l’initiative et par 12 journalistes des chaînes publiques, la télévision publique France 2 étant le co-auteur du recours perdu.
Les plaignants déboutés ont formé un appel en cassation. A ce stade, il n’est pas inutile de souligner - avec force - qu’il s’agit d’un établissement financé en partie par la contribution de nos concitoyens, et qu'en conséquence, ces derniers ont le droit d’être parfaitement informés des faits, comme des raisons de cette ardeur procédurière coûteuse.
Les prétentions des signataires de la pétition :
Pour ces derniers : « l’arrêt les surprend, car il accorde la même crédibilité à un journaliste connu… qu’à ses détracteurs ». La notoriété serait-elle synonyme d’infaillibilité ? Un juge, lui, n’y prétend pas, mais il examine sérieusement les faits qui lui sont soumis. Or, le journaliste « connu pour le sérieux et la rigueur de son travail », n’avait pris aucune part au recueil des images diffusées, il n’était pas sur place et il admet une foi sans limite à un caméraman palestinien, qui pouvait ne pas être objectif. Dans des conditions semblables, l’agence Reuters avait été obligée de reconnaître une manipulation de son photographe pour des clichés de Beyrouth en flammes (1)
Cet arrêt les « surprend, car il laisse entendre qu’il existerait désormais à l’encontre des journalistes une « permission de diffamer qui permettrait à chacun, au nom de la « bonne foi », du « droit de libre critique » et de la « liberté d’expression » de porter atteinte impunément « à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information ».
Résumons :
1°) Les journalistes disent le droit canon. Ils sont donc infaillibles.
Pourtant, pour ces signataires ou pour leur organe de presse, les erreurs reconnues, ainsi que les commentaires anéantis par la suite des événements, ne sont pas rares de… Phnom Penh à Timisoara. (2-3-4).
Les médecins sont responsables civilement de leurs erreurs, et pénalement de leur fautes. A notre connaissance, les journalistes subissent un traitement plus favorable. Combien de journalistes ont-ils été condamnés par des tribunaux pour diffusion de fausses nouvelles ?
2°) Selon eux, nous n’aurions pas le droit de rechercher la vérité et de comprendre la raison pour laquelle ils peuvent taire, ou au contraire, diffuser une information, l’amoindrir ou l’amplifier, voire la déformer (5).
1- “Reuters Doctoring Photos from Beirut?”, Little Green Footballs”, 5 août 2006.
2- « Phnom Penh. La ville est libérée ». Le Monde du 10 avril 1975.
3- « Les vautours de Timisoara ». www.acrimed.org. octobre 2000.
4- Michel Legris, “Le Monde tel qu'il est”, Plon, 1976. Pierre Péan et Philippe Cohen, “La face cachée du monde. Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir”. Mille et Une Nuits, 2003.
5- « Désinformer : volonté, soumission ou carence ? » Gabriel Lévy. Atlantis Intitute. 2 novembre 2006.
Télécharger en PDF : Les notes de ce mois | Tout le blog




Idées libérales et conservatrices






Derniers commentaires
mardi 27/07/2010 à 14:59>
c'est la vérité même et il n'y a que la vérité qui blesse!!! la France do [...]
pour le pays et son peuple à propos de « Immigration de peuplement » : l’appel de14 députés UMP
mardi 27/07/2010 à 08:55>
Tout a fait d'accord, et si les autres parti ne font pas ça pour la france [...]
Randa Kassis à propos de Intolérable Tolérance ou l'instrumentalisation des valeurs démocratiques par ses ennemis
dimanche 25/07/2010 à 18:11>
Je partage la même idée "une aide individuelle et gratuite des moins favor [...]
alexandre à propos de Intolérable Tolérance ou l'instrumentalisation des valeurs démocratiques par ses ennemis
jeudi 22/07/2010 à 11:07>
Randa Kassis est courageuse, regardez la régulièrement sur France 24! elle [...]