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Jeudi, 30 octobre 2008

L'édito de Ligne Droite

Par Ligne Droite à 11:35
Ton moulin va trop vite par Roger Laroche www.lignedroite.net
Lors de ma visite annuelle chez mon généraliste, je lui ai demandé s’il ne disposait pas, dans sa pharmacopée, d’une pilule, cachet, comprimé, gélule ou même suppositoire, s’il le
fallait vraiment, qui pourrait me permettre de ralentir le temps qui passe.
Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas de ralentir mon activité mais au contraire, de me permettre de faire plus de choses en ayant l’impression que les journées, les semaines et les mois durent plus qu’ils ne le paraissent.
Il a sourit. Puis, avec la sagesse de l’homme de l’art, il m’a répondu très sérieusement que je souffrais d’une pathologie très commune qui entraîne un « ressenti d’accélération » des années, alors que la Terre, depuis ma naissance, met toujours, grosso modo, 365 jours pour faire le tour du Soleil. Et pour se conformer à la directive de la Sécurité Sociale qui exige de passer par un généraliste avant de s’adresser à un spécialiste, il m’a envoyé voir un psychiatre qui devait voir si l’horloge cachée quelque part dans mon cerveau n’aurait pas perdu le rythme. Conscient des économies dont la Sécurité Sociale a besoin, je me suis gardé de prendre rendez-vous, mais cela m’a donné à réfléchir.

La première difficulté fut de comprendre si le temps passe effectivement plus vite ou si c’est moi qui ralentis. Il est certain que certaines actions sont devenues plus pénibles, voire impossible à accomplir. Mais, en toute objectivité, je les ai largement remplacées par des occupations que, par modestie, je ne qualifierais pas « d’intellectuelles » mais qui demandent moins d’efforts musculaires. Je dois aussi admettre que je me suis adapté à un certain nombre de technologies nouvelles qui devraient théoriquement me permettre d’améliorer grandement ma productivité. Le problème c’est que la mise sur le marché de ces technologies s’accélère elle aussi, ce qui ne fait qu’aggraver ma maladie.
L’actualité n’est pas en reste : un président qui maîtrise la télé transportation comme dans « Star Trek », la crise qui s’emballe, les records sportifs qui tombent comme des mouches; tout se ligue contre moi.
Et puis, faire plus de choses dans le même laps de temps ne changerait rien à cette impression diffuse que le temps passe de plus en plus vite. Bien au contraire, on en arrive à envier les paresseux, les lézards, ceux qui s’ennuient du matin au soir.
Non, c’est certain, la réponse n’est pas là !
...///...

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Gary & Co par Sarah Vajda, un Essai aux éditions INFOLIO

Par Jérôme di Costanzo dans Culture à 08:53
De Roman Gary, la vie et l'oeuvre sont connus: ses pseudonymes, sa gueule de faux dur, son mariage glamour avec une star...Ce qu'on sait moins, c'est sa part d'ombre, son incapacité à rejoindre le monde des vivants après son séjour dans l'armée des ombres, la fragilité du barrage qu'il édifia contre une mére abusive, de Vilnius à Moscou et à Nice.

Cet essai tente de découvrir le réseau des épreuves qui poussérent un romancier à succès, un amant de la vie à inventer Ajar, puis à se suicider.

Champion des enchanteurs, des escrocs, des saltimbanques, Gary fut à l'avance l'adversaire des donneurs de leçons et des spécialistes du chantage aux grands sentiments, irreductible, inassignable, sortant du cadre: romancier.

Sarah Vajda est docteur en Sciences du Langage (EHESS) romancière, elle a publié entre autres Contamination et le Terminal des Anges, essayiste, elle est l'auteur d'un Barrès et d'un Jean-Edern Hallier remarqués.

A lire Bientôt, et Absolument

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Tags pour ce billet: romain gary, sarah vajda

Mardi, 28 octobre 2008

Table ronde organisée par l'Humanité avec Rachid kaci, Céline Braconnier, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Cergy-Pontoise (1), Mimouna Hadjam, fondatrice de l'association

Par Rachid Kaci dans Société à 18:12
Qu'expriment les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise pendant le match France-Tunisie au Stade de France ?


Rachid Kaci. Honnêtement, cela ne me surprend pas. J'ai arrêté de m'étonner sur les réactions d'une partie de la population française, pas forcément simplement issue de l'immigration. Ces sifflets-là expriment un profond malaise social. C'est presque des cris d'amour de la part d'une catégorie de la population qui veut être considérée comme française. Ils disent : « donnez-nous des preuves de cet amour et montrez-nous que vous nous considérez comme des citoyens à part entière ». C'est la manifestation d'un malaise, comme d'autres ont pu l'exprimer en brûlant des voitures en 2005. Contrairement à certains de mes amis politiques de l'UMP, je considère qu'il ne faut pas traiter cette question sur le terrain ethnique, ou religieux, mais d'un point de vue uniquement social.


Céline Braconnier. Ces sifflets expriment surtout le fait qu'on n'arrive pas, aujourd'hui, quand on est français d'origine étrangère, à s'identifier à la communauté nationale. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une demande d'amour, mais plutôt d'un retournement de stigmatisation : ces jeunes affichent fièrement cette origine étrangère qu'on leur reproche d'avoir et à laquelle ils imputent leurs difficultés de vie. C'est un domaine où les catégories juridiques - celles de la nationalité - ne recouvrent absolument pas les catégories pratiques, celles qu'utilisent les gens pour se situer, situer les autres et rendre compte de ce qui leur arrive. Ceux que ces jeunes français désignent comme des Français sont leurs voisins dont la peau est blanche, les Rémi et les Bertrand. Il y a indéniablement, dans certains milieux, une ethnicisation des catégories nationales.


Mimouna Hadjam. Ce n'est pas nouveau, ils expriment un malaise social et le rejet de la relégation qu'on leur impose. Dans certaines cités, il est vrai que les habitants ne voient plus tellement la couleur d'une France républicaine dont on n'arrête pas de leur parler. Dans notre association, j'ai remarqué qu'un malaise très fort habite cette jeune génération. Quand on leur demande leur nationalité, ils répondent mauritaniens, maliens ou algériens. Pour eux, être français n'est pas une nationalité : le Français, c'est le Blanc. Mais, l'instrumentalisation politique faite de ces sifflets me choque davantage. En 2001, lors du match France-Algérie, toute la classe politique découvrait la jeunesse de France et, par la même occasion, une jeunesse pleine de malaises, non intégrée socialement. Plutôt que d'annoncer des mesures répressives, les politiques feraient mieux d'adresser des signes politiques à ces jeunes pour qu'ils se sentent français. Quand on discute avec eux, le retour au pays est exclu. Leur rapport au pays d'origine est strictement affectif. Ce n'est pas leur pays mais, hélas, pour l'instant, la France ne l'est pas non plus. Nous avons récemment commémoré le 17 octobre 1961 et nous revendiquons que cette journée fasse partie de l'histoire de France. Malgré cela, les gens sont venus avec des drapeaux algériens, portés par les jeunes, pas par les anciens.


Lorsque certains membres du gouvernement proposent soit de jouer ces matchs en province ou à l'étranger, soit de les suspendre, n'est-ce pas de la surenchère ?



Rachid Kaci. Je ne voudrais pas qu'on focalise ce débat sur l'origine ethnique des gens qui sifflent ou qui brûlent des voitures. Je voudrais plutôt qu'on s'attache à la question sociale. Nos parents étaient étiquetés comme étant des immigrés. Il existait alors une revendication ouvrière et immigrée. Aujourd'hui, on distingue une revendication des gens issus de l'immigration, alors qu'ils n'ont plus rien à voir avec l'immigration. Ils font partie de la troisième ou de la quatrième génération. Parler des gens « issus de l'immigration », c'est une façon d'évacuer la question sociale et la résolution des problèmes de ghettos et de quartiers. À partir du moment où tous ces mômes auront du boulot, des perspectives, des écoles et des bons professeurs, cette revendication n'existera plus. Quand la société française inculquera des valeurs communes de vivre ensemble, quelles que soient nos origines ethniques et sociales, on aura résolu une partie des problèmes. Ça ne me choque pas que l'on revienne à ce concept de « nos ancêtres les Gaulois ». Même si c'est faux. C'est un mythe et c'est là-dessus qu'on fonde une nation

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Lundi, 27 octobre 2008

JOHN McCAIN : LE PRESIDENT QU’IL FAUT A L’AMERIQUE …

Par Rachid Kaci dans International à 22:37
La campagne présidentielle américaine semble intéresser la France et les Français. Une sorte d’hystérie s’est emparée d’une partie de la population française en faveur du candidat démocrate Obama.
Ce dernier est devenu LE candidat à soutenir pour être dans le coup ou pour faire bien dans les diners en ville.

Sa visite ou plutôt son passage éclair dans notre pays à la fin du mois de juillet dernier a été une occasion de mesurer le côté surréaliste de ses soutiens, de mesurer aussi l’absence absolue de ligne politique affirmée de la part du candidat démocrate.
Ses déclarations n’ont été qu’une suite d’énumérations vagues, plates, floues et surtout empreintes d’affligeants slogans multipliant les appels à la fraternité et aux rapprochements entre les peuples et les religions (sic). Nous avions plus l’impression d’entendre un Pape ou un artiste de variétés en mal de promotion qu’un homme d’Etat…

Pourtant, la situation politique et économique dans le monde nécessite d’avoir à la tête des Etats-Unis un homme d’expérience et d’envergure ; un homme d’Etat capable d’avoir une vision d’avenir lucide et éclairée.
Dans une élection d’une aussi haute importance, il ne s’agit de faire un défilé de mode ni d’aligner des discours creux pleins de bons sentiments, il s’agit de présenter un plan d’action aux défis posés par l’Iran, la situation au Proche Orient, au Pakistan et j’en passe…

Si les Etats-Unis venait à céder une once de sa force et de sa détermination à lutter contre les nouveaux totalitarismes alors nous sombrerons dans le chaos le plus total…

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JOHN MCCAIN : L’INTERET DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE

Par Yves Roucaute dans International à 22:36
Article paru dans le Figaro du 5 septembre 2008

Les médias s’enflamment, les gauches s’enthousiasment, la droite elle-même offre souvent son bras : l’obamania est arrivée. « Fascinez par de doux prestiges, plongez dans une mer d’illusions » (Goethe) : dans les débats qui opposent anti-McCain aux pro-Obama, le style Barak Obama séduit, j’en conviens. D’ailleurs, avoir eu l’épaule et la cheville percées à coups de baïonnette, avoir été torturé indéfiniment, suspendu par les bras cassés des jours durant, isolé deux ans, emprisonné cinq, prédispose moins John McCain à la politique spectacle.

Reste le fond. Ici, le bât blesse car, à l’évidence, l’intérêt de la France et de l’Europe s’appelle John McCain. L’intérêt de l’Amérique aussi.

Doit-on applaudir le projet économique et social de Barak Obama et le déclarer « progressiste » ? Comment la gauche expliquera-t-elle aux prochaines élections françaises son soutien à celui qui veut empêcher les délocalisations américaines en Europe et en Asie, rapatrier les investissements, mettre des barrières douanières ?

Cherchant l’appui des employés des industries qui craignent la mondialisation et celui de leur principal syndicat américain (AFL CIO), dirigé par son ami John Sweeney, Barak Obama défend en effet protectionnisme et guerre économique. Un symptôme : le démocrate s’oppose au contrat remporté par Airbus qui pourrait être annulé au bénéfice de Boeing s’il est élu ; John Mc Cain a, lui, jugé le contrat conforme aux conditions normales de concurrence équitable. Le 20 avril, le candidat de gauche, après s’être dit opposé au marché commun de l’Amérique du nord (ALENA), inquiétant Canada et Mexique, a exigé l’ouverture de renégociations. Il prévoit de freiner l’entrée des produits des pays émergeants, dénonce le Traité avec la Colombie et les conditions de concurrence avec l’Europe et le Japon. 


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Pourquoi je choisis John Mac Cain

Par Pierre-Gilles Tronconi dans International à 22:35
Créer un comité de soutien en France pour un candidat à l'élection présidentielle américaine? Quelle drôle d'idée! Il n'y a que BHL pour croire que son avis a un intérêt quelconque pour les Américains.
C'est du moins la réaction qui m'est venue de prime abord à l'évocation d'une telle hypothèse.

Bien sûr, cette campagne m'intéressait. D'autant que, oserais-je l'avouer, je suis un grand admirateur de l'Amérique. J'aime ce pays et ses habitants enthousiastes, patriotes, optimistes, gardant en toutes circonstances foi en l'avenir, farouches défenseurs du mérite et de la liberté individuelle. 
Je n'oublie pas que, dès la fondation des Etats-Unis, nos destins étaient liés, que les Français les ont aidé à se débarasser de la tutelle anglaise pour déclarer leur indépendance, et qu'en 1945, ils sont venus mourir en Normandie pour nous libérer de la plus atroce barbarie que le monde ait jamais vue.

Cela dit, de là à se mêler du choix de leur Président....
Et puis l'Obamania est arrivée! Déjà, comme d'habitude, nos médias nationaux n'avaient d'yeux que pour la primaire démocrate. A croire que l'élection se jouait entre Hillary Clinton et Barack Obama!
Et alors lorsque ce dernier a été choisi par les électeurs démocrates pour représenter leur parti, c'est devenu chez nous une véritable hystérie. Des comités de soutien se créent à tous les coins de rue, les médias se pâment, la quasi-totalité de nos hommes (et femmes!) politiques comme hypnotisés par cette nouvelle icône, sont prêts à se ruer à son investiture...
Certes l'homme est sympathique, très télégénique et sans aucun doute doué de grandes qualités. 
Bien sûr, l'ombre de Martin Luther king plane au-dessus de sa candidature.

Cependant, j'avoue être de plus en plus irrité par ce nouvel engouement national.


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Dimanche, 26 octobre 2008

Le clin d'oeil de "Ligne Droite" à l'actualité. www.lignedroite.net

Par Ligne Droite dans Politique à 10:55
Sarkozy en fait-il trop ?
Pour Ligne Droite, qui n’a de cesse de dénoncer l’interventionnisme de l’État là où il n’a pas sa place, nous dirons qu’il en fait beaucoup. Mais soyons francs : si c’est un succès, il sera trop facile de dire que le même résultat aurait pu être atteint avec des médicaments moins coûteux et aux effets secondaires moins évidents. Si par contre c’est un échec, cela laissera la place, de gauche à droite, à tout un arc en ciel de critiques ; depuis le retour à une économie dirigée de style soviétique – dont on connaît pourtant les résultats – jusqu’au sentiment qu’il aurait été préférable de laisser faire le marché, vu qu’il s’en sort toujours. Mais nous ne sommes pas des adeptes du « Yaka » et préférons simplement faire preuve de vigilance dans deux directions :
1. Le désengagement de l’État dès que les mesures prises dans l’urgence ne seront plus légitimes.
2. La bonne gestion des participations, prêts et garanties données par l’État afin qu’elles génèrent des plus-values et non des pertes nettes pour le contribuable.

Mais nous n’en sommes pas là, même s’il est utile d’annoncer à l’avance nos intentions. L’heure est à la « refondation du capitalisme ». Personne ne peut contester l’objectif d’éviter la récurrence d’une crise d’une telle ampleur. Mais nous restons sceptiques sur les chances de succès; trop d’intérêts sont en jeu, sans doute encore plus politiques que financiers. Les États-Unis verront mal des organismes supranationaux « réguler » leur système bancaire et, malgré le voyage de Sarkozy en Chine, les pays récemment convertis au capitalisme se montreront difficiles à convaincre. Quant aux paradis fiscaux, pourquoi accepteraient-il de remettre en cause leur fond de commerce alors que leur clientèle perdure et ne va pas s’immoler sur l’autel d’un nouveau Bretton Woods ?

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Samedi, 25 octobre 2008

Fadela Amara : "Le niveau le plus élevé de la bêtise"

Par Pierre-Gilles Tronconi dans France à 14:58


Merci, Madame la Ministre, pour cette "saine colère" comme aurait pu dire une ancienne candidate à la Présidence de la République aujourd'hui plus ou moins reconvertie dans le show-biz!
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Jeudi, 23 octobre 2008

« L’ACTION DEVORE LA PENSEE » (Propos d’ALAIN)

Par Gabriel Levy à 14:51
Chronique de l’Association des Contribuables d’Aubagne (Gabriel Lévy)

Permettons-nous, dans le concert de louanges prodiguées à notre président, d’introduire quelques notes discordantes.

Tous, ou presque tous, vantent son énergie, sa frénésie, son « hyperactivisme », et nous nous y associons volontiers : il aura été incontestablement le catalyseur des énergies. Toutefois, on ne peut le créditer de droits d’auteur exclusifs pour la résolution de la « crise ».

Il est évident que c’est l’Irlande qui a déclenché le processus purificatoire en annonçant sa volonté de régler tous les comptes de dépôts, quelle qu’en soit la somme, en cas de faillite de ses banques. Il ne restait plus alors au gouvernement anglais que d’en faire de même, sous peine d’assister à une fuite des capitaux de ses ressortissants vers son voisin plus sûr. De proche en proche, les pays européens ont été contraints de prendre les mêmes mesures, en apportant un correctif sur les sommes assurées.

Aujourd’hui, le président s’attaque aux paradis fiscaux. Un éditorialiste (1) fait remarquer que « la concurrence fiscale entre les pays » a l’avantage de protéger les citoyens contre le pouvoir absolu. Nous n’avons pas le droit, ou la possibilité, de refuser de payer un impôt insupportable, mais nous pouvons nous en affranchir en rejoignant des horizons plus cléments. C’est le « vote avec les pieds », l’exode, quand tout est sens dessus dessous dans son propre pays. Il est faux de prétendre que l’évasion fiscale aggrave les contributions de chacun d’entre nous. Nos gouvernements ne cesseront leurs exubérances financières que lorsque la source qui les alimente se tarira.

On nous décrit une Europe idyllique, celle qui aurait terrassé la crise financière. Mais ce n’est pas l’institution en tant que telle qui peut s’en prévaloir, car elle n’en a pas les instruments. Chacune des nations qui la compose a retenu, avec des adaptations spécifiques, la seule solution immédiatement disponible. N’avions-nous pas entendu proclamer le « chacun pour soi », avec des mots moins raffinés ?

La France annonce qu’elle se dégagera provisoirement des critères de Maastricht. En fait, nos gouvernements successifs ne les ont pas respectés, et c’est grâce à la monnaie unique, donc à l’effort des pays plus vertueux, qu’elle a évité, compte tenu de ses faibles performances économiques, la dévaluation de sa propre monnaie. Elle prétend que l’euro est un handicap, mais un franc dévalué aurait beaucoup plus aggravé notre déficit commercial. Nous aurions peut-être vendu plus de produits manufacturés à l’étranger, mais nous aurions payé plus cher les matières premières importées.

« L’action dévore la pensée »… et dissipe les promesses. La diminution des impôts ? Nous les remplaçons par des taxes, écologiques ou pas. Sont-elles indispensables dans le contexte actuel ? « Un autre monde est-il possible » (2) ? Celui du siècle dernier, avec la constitution de « fonds souverains » qui ne seraient rien d’autre qu’un habillage des nationalisations socialistes et, en définitive, l’intervention de l’Etat dans l’économie ? Les autres pays européens ne s’y sont pas trompés en critiquant le projet.

Notre président change de doctrine économique avec les saisons. L'entourage ? Il est devenu un anticapitaliste de combat, ce qui ne manque pas de lui attirer quelques quolibets. En revanche, d’autres comme Alain Madelin invitent au sang froid et ils ont probablement raison, car le capitalisme a encore de beaux jours. Nous en conviendrons… à la saison prochaine.


1- Jean-Gilles Malliarkis de l’Insolent 21 octobre 2008
2- Slogan des altermondialistes.



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Mercredi, 22 octobre 2008

… A QUAND, LE GRAND SURSAUT DE LA FRANCE ? par Johann Soulas

Par Bureau de la Droite libre dans Paroles de militants à 15:31
Il a fallu une bonne décade après la catastrophe culturelle du mois de mai 1968, pour que notre beau pays, héritier des Lumières, entama collectivement la mise en place de tous les ingrédients soigneusement choisis pour son propre suicide. Depuis environ trois décades l’autodestruction de l’identité française, notre identité admirée naguère dans le monde, a atteint sa « dernière ligne droite ». Le « stop » de celle-ci est devant nous, chaque jour plus alarmant.

Au-delà, il n’y aura plus de « France » : cancer généralisé dans la décomposition de nos valeurs, la gouvernance des trente dernières années, aveuglée par un incompréhensible fonds de commerce marxiste que la droite angéliste et « honteuse » au pouvoir depuis treize ans n’a cessé d’entretenir, portera une responsabilité irréversible devant l’Histoire si, dans un dernier et pathétique sursaut, la « vapeur » ne sera pas inversée toute ! Je sais… d’aucuns évoqueront l’éternel pamphlet de Cassandre. Soit. Alors… voici. Sans insister prenons quelques observations chronologiquement à rebours. Les sifflets contre « La Marseillaise », d’abord. Le gouvernement a haussé le ton, sans plus. Récidive ? Annulation. Nous verrons mais c’est bien. Aussitôt, telle ou telle presse de gauche a minimisé le tollé, assez général, occasionné à l’occasion du match de football amical de la France contre la Tunisie. On a même lu que la protestation incitait à la haine raciale ! Pour la troisième fois, après le France-Algérie en 2001 et le France-Maroc plus tard, les sifflets contre notre hymne national étaient la preuve de notre nationalisme tatillon, de notre ringardise, probablement de notre refus de nous battre la coulpe toujours plus, pour nos scandaleux « méfaits » de la période coloniale en Afrique du nord, et d’autres « exactions esclavagistes ». Pour la suite, il n’y a qu’à puiser dans le quotidien :

insultes aux policiers, aux enseignants, parfois poignardés par des élèves, au sein de l’École laïque dont on se souvient avec peine qu’elle fut celle de Jules Ferry ;
caillassages à répétition des pompiers, tabassages et agressions de médecins et postiers ;
cent cinquante voitures incendiées en moyenne sur le territoire français, chaque jour ;
insultes envers les habitants du « pays d’accueil » qu’est la France (« sales Français », « sales blancs », « souchiens » (sous-chiens) sur un plateau de télévision) ; toutes ces agressions sont le fait majoritaire d’ethnies africaines, maghrébine et noire musulmanes (lire « La guerre des rues » de Christian Jelen, écrit courageusement… il y a dix ans !)
violences urbaines récurrentes 2005 en novembre, trois semaines durant, policiers visés à balles réelles sans qu’ils aient droit de riposte, 2005 en mars lors de la loi Fillon, émeute invraisemblable fomentée par des voyous des cités dites – haro sur l’angélisme – sensibles !
l’année d’après, gigantesques manifestations contre le CPE ; le métro envahi par 150 délinquants mineurs terrorisant les voyageurs.


Que nous faut-il encore ?

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Mardi, 21 octobre 2008

Identité nationale et intégration, tout est lié.

Par Pierre-Gilles Tronconi dans France à 16:40
Les récents sifflets émis contre la Marseillaise lors du match France-Tunisie me paraissent dépasser largement le strict cadre sportif.
D’autant qu’ils ont visé tout particulièrement les chanteuses Laâm et Amina et le joueur Ben Harfa, tous trois franco-tunisiens.

Ils sont révélateurs d’un échec patent de la politique d’intégration menée ces vingt dernières années et en filigrane d’une crise du sentiment d’identité nationale. Phénomène qui avait été pointé par le candidat Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle et qu’il a explicitement souligné dans l’intitulé du ministère de M. Hortefeux.
Car enfin, mon grand-père est venu d’Italie au début des années 30 et il ne me viendrait pas à l’idée de me dire italien !
Le Président de la République lui-même ne cache pas ses origines hongroises. Il n’en reste pas moins que son patriotisme pour la France se vérifie chaque jour dans ses actes.
Lorsqu’on quitte un pays pour faire sa vie dans un autre, quelle que soit la raison qui vous pousse à le faire, il y a forcément un deuil à faire d’une partie de ses racines pour s’adapter au pays que l’on a choisi et qui vous acceuille.
Alors pourquoi une partie des jeunes français d’origine maghrébine (mais aujourd’hui le plus souvent nés en France !...) rejettent-ils leur pays et tout ce qui le représente ?
Il y a bien sûr (et heureusement !) des contre-exemples. Je pense au chanteur Faudel et à sa belle chanson « Mon pays » ; je pense aussi à l’anecdote (j’espère qu’elle est vraie car elle est si belle…) racontée dans la dernière biographie de Zinedine Zidane : le président Bouteklika étant de passage en Espagne, le roi Juan Carlos invite notre grand footballeur à la réception prévue en l’honneur du président algérien ; à sa grande surprise, « Zizou » aurait décliné l’invitation arguant du fait que cela ne le concernait pas puisqu’il était français ! 

Je verrai, pour ma part, deux causes principales à ce phénomène :

 



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Lundi, 20 octobre 2008

L’actualité de la semaine, vue par Ligne Droite : www.lignedroite.net

Par Ligne Droite à 23:50
Cette fois le coup est passé très près. Lehman Brothers, c’était très loin. Dexia, déjà un peu plus près. Et puis il y avait eu la Société Générale. Voici désormais que la Caisse d’épargne, non pas celle de la Poste, enfin pas encore, mais le célèbre écureuil chargé de veiller sur les provisions d’hiver des Français, qui égare 600 millions d’euros de noisettes et déclare que c’est un « incident » malheureux mais sans conséquence. 
Et cela juste au moment où notre président et ses 26 collègues européens avaient réussi à rétablir la confiance en nos banques et surtout leur confiance envers elles mêmes.
"L'incident" a heureusement coûté leur poste à trois des principaux dirigeants de la Caisse d'Épargne; mais la confiance prendra plus de temps à revenir. 

Nous commencions à oublier que la crise financière avait pour origine des disfonctionnements bancaires pour nous tourner vers leur conséquence : la récession mondiale désormais inévitable. Une telle révélation – il y en aura d’autres – nous rappelle que tout est lié et que tant que toutes les brèches dans la coque n’auront pas été bouchées, il serait présomptueux de prédire quand le navire pourra reprendre sa marche en avant et plus encore quand il retrouvera sa vitesse de croisière.

Nicolas Sarkozy a écourté son séjour francophone pour aller convaincre George W. Bush de réunir un G8 exceptionnel afin de « rénover » le capitalisme. Un terme maladroit car il s’agit surtout d’ériger quelques garde-fous afin d’éviter la folie spéculative qui s’est emparée des traders ces dernières années. Est-ce vraiment possible ? Le Liechtenstein, les îles Caïman et autres paradis ne font pas encore partie du G8 et quand on connaît les difficultés pour trouver l’unanimité sur des sujets tels que la pollution ou la prolifération nucléaire, on peut avoir des doutes. La presse parle d’un nouveau Bretton Woods. Mais le monde était plus simple en ce temps là. 
Bush semble s'être laissé convaincre et a même proposé plusieurs conférences. Mais il est à craindre que les USA, d’où la crise est partie, n’attendent d’avoir un nouveau président pour commencer à vraiment réfléchir au problème. Mais Sarkozy aura essayé et les Français dans leur grande majorité lui accordent ce mérite. Les seuls déçus sont les Québécois qui auraient voulu que notre président reste deux jours de plus au lieu d’aller « bizouner » à Camp David. Pas très flatteur pour François Fillon qui a pris sa suite au grand show de la francophonie.

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Dimanche, 19 octobre 2008

Allons Enfants de la Patrie par André Lombard www.lignedroite.net

Par Ligne Droite à 23:58
Algérie, Maroc, Tunisie. Les compétitions « amicales » de football entre 
l'équipe de France et celles de ces pays ont donné aux Français non issus de l'immigration la triste opportunité de constater une fois de plus combien les liens viscéraux qui unissent de trop nombreux néo-Français d'origine maghrébine aux pays de leurs ancêtres l'emportent sur leurs devoirs envers celui qui est devenu le leur.
C'est intolérable : en Afghanistan, des hommes meurent pour la défense des valeurs symbolisées par ce même hymne que l'on siffle à Paris.
Siffler la Marseillaise c'est déjà récuser les devoirs que l'on a envers notre pays. Qu'en serait-il s'il s'agissait de le défendre au péril de sa vie ? Comment ne pas penser aux paroles de Boumediene et de ses émules qui prédisaient, ce que certains espèrent encore, la conquête de l'Europe « par le ventre de leurs femmes » ?
Comment ne pas rapprocher ces incidents qui sont la face visible d'un iceberg de sentiments hostiles d'une assez large couche de la population actuelle de notre pays envers tout ce que plus de mille années de notre histoire ancrée sur des valeurs judéo-chrétiennes en ont fait? 
 

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Samedi, 18 octobre 2008

L'interventionnisme de l'Etat: oui mais pas trop...

Par Guillaume Delarue dans Economie à 19:04
D’ors-et-déjà, il est amusant de noter que certains politiques étaient persuadés, à tort, que la crise n’allait pas nous toucher. Sans doute comme le nuage de Tchernobyl.
C’est cela l’exception française : ne rien prévoir en pensant que tout contourne notre pays et attendre d’être au fond du gouffre pour réagir.

Libéral et conservateur, je reste attaché à la liberté d’initiative individuelle et à la place que joue le marché dans les relations économiques. Non, le libéralisme n’est pas mort avec la crise. Elle est essentiellement financière et ne perturbe pas l’ensemble des marchés mais reste bien cantonnée, au moins pour le moment, au secteur de la banque et des finances.
L’Etat n’a jamais été dénué de rôle sur les marchés : il a toujours assuré la bonne régulation de ceux-ci grâce à sa situation de neutralité. Or, l’intervention qui consiste à soutenir des banques, alors qu’elles se sont mises elles-mêmes en difficulté et que certaines comme Dexia, au bord de la faillite, offrent des revenus et avantages financiers exorbitants à leurs dirigeants ou des diners de 150 000 € comme Flexis, fraichement rachetée par la BNP, ne peut être valablement considéré comme relevant d’un interventionnisme vertueux à proprement parlé.
Au contraire, cet interventionnisme peut être considéré comme étant un parachute d’or pour des établissements bancaires qui ont utilisé un système difficilement viable sur le long terme, mêlant les prêts, la consommation et le surendettement.
Cette opération de renflouage des banques est assez dommage dans la mesure où le président de la République, dans le discours de Toulon, avait eu le courage de dire qu’il fallait sanctionner ceux qui n’avaient pas été suffisamment vigilants. Le marché aurait pu, lui-même, sanctionner ces établissements imprudents par la faillite.
Oui mais voilà : dans ce cas, le client aurait été la principale victime : en fermant ses portes, la banque aurait aussi sonné le glas des épargnants. La protection du consommateur doit donc être prioritaire. C’est compréhensible.
Je trouve l’action du Président de la République très réactive. C’est dans ce sens que je souhaite que son projet d’un G8 élargi aboutisse et ai lieu, comme Nicolas Sarkozy le désire, en novembre prochain pour organiser une réaction mondiale uniforme à la crise.

Le Président de la République a aussi pris le soin de souligner que les euros versés ne seraient pas des aides mais bien un actionnariat. Il faut donc que l’Etat assume son rôle d’actionnaire de droit commun et en profite, grâce à ce levier, pour moraliser le capitalisme financier. Effectivement, l’Etat ne doit pas faire preuve de laxisme et pourra s’attendre à ce que, selon la formule consacrée, tout investisseur dans une économie de marché espère : un droit de curiosité et des dividendes.
Il n’en demeure pas moins que l’interventionnisme actuel, de crise et d’urgence, ne doit pas être durable. Il mérite plutôt d’opter vers un interventionnisme réfléchi et préparé sur le long terme.
Cet interventionnisme à long terme aurait pu se caractériser par la limitation des prêts à la consommation qui vise à s’endetter pour vivre ou consommer illimité. Il aurait pu procéder à la taxation méritée des goldens parachutes de dirigeants qui ont été de mauvais gestionnaires. Il aurait pu procéder à la moralisation du capitalisme financier en imposant que le revenu du salarié soit plus considéré que le dividende de l’actionnaire. Il aurait pu procéder à la rationalisation du capitalisme financier en invoquant une cohérence entre le plus haut salaire et le plus bas salaire d’une entreprise, notamment là où le dirigeant n’est pas le créateur de cette entreprise.
Après un rapide constat d’une situation que personne ne comprend vraiment sans oser le dire, qui se dégrade et qui s’emballe, je considère qu’il faut parfois que l’Etat ait le courage de dire stop.

N’oublions pas que le monde des finances est, sans doute, le lieu où la mondialisation est la plus poussée. Il y a donc une interdépendance planétaire plus importante. Les enjeux sont donc plus considérables et les conséquences plus spectaculaires. C’est la raison pour laquelle je suis plutôt prudent quant on parle d’un nouveau 1929 : à cette époque, les échanges étaient à leurs débuts.
Pour le moment, la France a réussi à se sortir la tête hors de l’eau car elle bénéficie de protections bancaires plus résistantes. Et cette crise montre aussi que le système du prêt hypothétique ne doit surtout pas s’installer dans notre pays.

L’interventionnisme de l’Etat demeure très inquiétant pour l’état de nos finances publiques même s’il a été annoncé qu’il ne coutera rien. Le gouvernement semble malheureusement vouloir marquer un coup d’arrêt dans la lutte contre le gaspillage de l’argent public.
Jeudi 1er octobre dernier, sur Canal+, le conseiller spécial, plume du président et anti-européen Henri Guaino avait affirmé que « temporairement, les critères de Maastricht [n’étaient] pas la priorité des priorités ». Avant d’ajouter : « la priorité, c’est de sauver le système bancaire mondial, et par conséquent de sauver les économies des citoyens ».
Aussi comprenez : la réduction des déficits est repoussée sine die.

C’est encore accentuer la facture pour les générations futures. Le problème de la dette est pourtant celui de la génération qui l’a créée puis laissée empirer.
Bref, un budget en équilibre n’est toujours pas visible à l’horizon. Il est souhaitable, au minimum, que le gouvernement réadapte le budget pour 2009, dont le débat commence à l’Assemblée nationale et que la proposition du Nouveau Centre de janvier dernier qui oblige constitutionnellement à présenter des budgets en équilibre dépenses-recettes soit réexaminée rapidement.
A titre d’exemple, l’aide de 400 millions d’euros que le Président de la République a offert pour le secteur automobile, jeudi 9 octobre dernier est-elle nécessaire dans notre conjoncture? D’autant que les constructeurs ont déjà bénéficié du bonus-malus automobile et que certains d’entre eux ont annoncé des licenciements…

En conclusion, l’interventionnisme de l’Etat est certes indispensable car les principales victimes seront les consommateurs. Mais il ne peut être bénéfique que s’il se fait dans les conditions d’un actionnariat sincère et s’il n’empire pas dramatiquement les finances publiques.

Les Jeunes de la Droite Libre
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Jeudi, 16 octobre 2008

Regarde Saint Christophe, puis va-t-en rassuré.

Par Gabriel Levy à 09:06
Nombreux sont les principes qu'il faut défendre, et parmi eux, l'indispensable lutte contre le terrorisme et le respect de la séparation des pouvoirs. 

"Regarde Saint Christophe, puis va-t-en rassuré", à peu de chose près, tel était le message confié par M. Sarkozy à Madame Petrella, en lui adressant son épouse. Pour éviter toute équivoque, il a rappelé que si son épouse avait rendu visite à cette dernière, c’est à sa demande parce que « la vie de Madame Petrella était en danger ».

Voici donc Madame Carla Bruni-Sarkozy devenue l’icône chargée de protéger les personnes sur le point d’arriver en fin de vie (mais était-ce le cas ?). Sa tâche est désormais immense, à moins de sélectionner les bénéficiaires de ses bonnes œuvres, car combien sont nombreux les morituri dans les hôpitaux et dans les hospices qui attendront sa visite. Mais qui sont ceux qui mériteront soit sa commisération, soit son indifférence ?

Sauf à être altermondialistes, membres de partis d’extrême gauche, repentis ou en cours de repentance, et bien sûr, courtisans de droite, tout bien jugé, la réponse du président de la république française est inacceptable pour les raisons suivantes : 

* Madame Petrella n’est pas une ressortissante française qu'il faut arracher aux mains de terroristes,
* Elle est peut-être en danger de mort, mais elle l’est pour des raisons délibérément choisies. C’est le risque de toute grève de la faim destinée à faire plier une autorité,
* La justice italienne l’a condamnée pour sa responsabilité dans la direction d’un commando des Brigades Rouges, auteurs de nombreux assassinats. « On n’est pas impunément révolutionnaire tueur » (1),
* Un décret du gouvernement français l’a confiée à la justice italienne et le conseil d’état devait se prononcer mercredi, à la demande de ses amis, sur la validité du décret. Or, « la décision du président de la république prend de court le conseil d’état ». Qu’en est-il de l’antienne : « je fais confiance à la justice de mon pays » ? La remarque est également pertinente quand l’Etat substitue dans l’affaire de M. Tapie, un arbitrage privé au déroulement normal de la justice.
* Les hôpitaux italiens sont parfaitement capables de prendre en charge une alimentation prolongée, par voie orale ou parentérale, et de soigner une éventuelle dépression. Le prétexte d’une « raison humanitaire » ne peut être soutenu. La décision n’est prise que pour lui permettre d’échapper à « la justice de son pays »,
* L’Italie est un pays de droit, qui a connu la tourmente engendrée par le terrorisme et qui entend l’éradiquer par le droit,
* La position de la France ne facilite pas la tâche de notre voisin, offense les victimes italiennes ainsi que les victimes françaises de l’Internationale Terroriste, celles d’hier et celles de demain. Sa mansuétude est restée sans effet dans le passé, et aujourd’hui, elle ne peut pas être créditée du moindre succès pour libérer un franco-israélien, enlevé dans le territoire de son pays de résidence, et détenu depuis 3 ans, sans que ni la Croix Rouge Française, ni la Croix Rouge Internationale puisse affirmer qu’il soit toujours en vie et correctement traité.

Conclusions :

* Nous vivions déjà dans une monarchie républicaine,
* Elle devient de plus en plus gauchisante,
* L’histoire des monarchies nous apprend que des décisions sont prises – parfois - dans « l’allée du roi » (2) .

1- Madame Françoise Besse, veuve du PDG de Renault, assassiné, Le figaro du 13 octobre 2008.
2- Françoise Chanderganor : L’allée du Roy. Juillard Edit, 1981, 574 pages.
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