Jeudi, 27 novembre 2008
Le Terminal des anges par Sarah VAJDA
Par Jérôme di Costanzo
dans Culture
à
09:00
Aux éditions Le Mort-Qui-Trompe
Avril 1945 : six anges blonds meurent empoisonnés dans leur lit au fond d’un bunker berlinois. Magda Goebbels, six fois infanticide, entre dans l’Histoire. Soixante ans plus tard, le sergent Minnelli découvre le corps inanimé d’un vagabond sur la plage de Venice, district de Los Angeles, Californie. Le fait divers est tristement banal, comme l’adieu de deux fiancés sur le quai d’une gare. Mais quand ces deux fiancés se nomment Magda et Haïm, quand la future troisième dame du Reich se retrouve dans l’album de famille de Bèla, insouciante Israélienne de vingt ans … le fait divers ne tarde pas à convoquer la plus improbable, et en tous points véridique, romance du XXe siècle.
Célébrant les noces de Berlin et de Jérusalem échouées à l’Ouest du monde, Le Terminal des Anges tient autant du conte mythologique que du mélodrame, du Magicien d’Oz que de Roméo et Juliette. Sarah Vajda tourne le dos à la repentance collective pour s’attacher à une galerie de destins aussi banals que tragiques, « conscients de n’être que les fantômes de très vieux morts qui, en eux, exigent de revivre ». La cité des Anges n’aura jamais aussi bien porté son nom.
L’auteur
Sarah Vajda est l’auteur d’une biographie de Maurice Barrès (Flammarion) et de deux romans, Amnésie et Contamination (éd. du Rocher). Le Terminal des anges est son troisième roman.
Avril 1945 : six anges blonds meurent empoisonnés dans leur lit au fond d’un bunker berlinois. Magda Goebbels, six fois infanticide, entre dans l’Histoire. Soixante ans plus tard, le sergent Minnelli découvre le corps inanimé d’un vagabond sur la plage de Venice, district de Los Angeles, Californie. Le fait divers est tristement banal, comme l’adieu de deux fiancés sur le quai d’une gare. Mais quand ces deux fiancés se nomment Magda et Haïm, quand la future troisième dame du Reich se retrouve dans l’album de famille de Bèla, insouciante Israélienne de vingt ans … le fait divers ne tarde pas à convoquer la plus improbable, et en tous points véridique, romance du XXe siècle.
Célébrant les noces de Berlin et de Jérusalem échouées à l’Ouest du monde, Le Terminal des Anges tient autant du conte mythologique que du mélodrame, du Magicien d’Oz que de Roméo et Juliette. Sarah Vajda tourne le dos à la repentance collective pour s’attacher à une galerie de destins aussi banals que tragiques, « conscients de n’être que les fantômes de très vieux morts qui, en eux, exigent de revivre ». La cité des Anges n’aura jamais aussi bien porté son nom.
L’auteur
Sarah Vajda est l’auteur d’une biographie de Maurice Barrès (Flammarion) et de deux romans, Amnésie et Contamination (éd. du Rocher). Le Terminal des anges est son troisième roman.
Lundi, 24 novembre 2008
Travail le dimanche: touche pas à ma liberté!
Par Pierre-Gilles Tronconi
dans Société
à
08:57
Oublions un peu les comptes et mécomptes minables des socialistes pour nous intéresser à ce qui préoccupe les Français.Un débat fait aujourd'hui rage dans le pays et au sein même de notre majorité: c'est celui qui concerne la volonté du Président de la République et de son gouvernement' s'appuyant sur le projet de loi Mallié, de permettre, pour ceux qui le souhaitent et avec une rémunération majorée, de travailler le dimanche.
Je crois que ce problème est essentiel car il est symptomatique du type de société dans laquelle nous souhaitons vivre.
Sur le plan de l'efficacité, cette mesure apparait comme incontestable. A l'heure où le pouvoir d'achat apparait comme le sujet principal d'inquiétude de nos concitoyens, pouvoir augmenter ses revenus si on le désire est toujours intéressant .
De plus, que les entreprises concernées augmentent leur chiffre d'affaire ne peut qu'être bénéfique pour la croissance que tout le monde appelle de ses voeux et par voie de conséquence pour l'emploi.
Tout cela relève, me semble-t'il, du simple bon sens qui devrait normalement faire consensus.
Mais les adversaires de cette liberté supplémentaire offerte à ceux qui travaillent et aux consommateurs se placent sur un autre terrain.
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Dimanche, 23 novembre 2008
Le gambit du Maire par Roger Saint Pierre www.lignedroite.net
Par Ligne Droite
à
23:59
Quarante deux voix d’écart sur près de 135 mille bulletins. Que vingt-deux militants aient voté Ségolène Royal au lieu de Martine Aubry et le résultat eût été inversé. Il peut l’être encore car, avec un écart aussi faible, des irrégularités sont toujours possibles. La partie de dames du PS s’est terminée dans la confusion. Elle avait été toutefois précédée d’une partie d’échecs dont l’exégèse va secouer les milieux politiques de gauche pendant longtemps encore, surtout si la victoire d’Aubry est confirmée, comme probable. Car, comme les joueurs d’échecs le savent, il faut quelquefois sacrifier une pièce importante pour en capturer une autre, stratégiquement mieux placée.
Si Bertrand Delanoë et Martine Aubry avaient tous deux maintenu leur candidature au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste, c’est la reine des sondages, la reine blanche Ségolène Royal, qui l’aurait emporté à coup sûr. Ils ont donc couru le risque de jouer avec les noirs. Décider lequel des deux allait se sacrifier n’a pas dû être facile. L’image parisienne de Delanoë a probablement fait la différence car on pouvait croire que les militants de province, qui n’aiment pas trop les ukases de la capitale, auraient préféré la belle de Melle. Mais il est certain que le désistement en faveur de Martine Aubry de celui qui, le mois dernier encore, faisait figure de favori, n’a pas été fait de gaîté de cœur et certainement pas sans compensation.
Quel avantage le maire de Paris compte-t-il retirer de son sacrifice ? Dans un premier temps, Martine Aubry, si son élection est confirmée, ne peut faire moins que de lui renvoyer l’ascenseur en lui offrant une place de choix dans le comité directeur du PS. Mais jouer les seconds couteaux dans une formation politique qui, qu’on le veuille ou non, sort très diminuée de cette guerre de la rose, n’est sans doute pas à la mesure de l’ambition de Bertrand Delanoë. Certes, 2012 est encore loin et prendre un peu de recul par rapport à l’agitation du microcosme national pourra lui permettre de redorer son image de Maire de la capitale ; image qui s’est un peu ternie récemment, alors que l’arrivée d’un candidat de droite enfin crédible pourrait mettre en danger sa réélection.
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NAÏVETES
Par Johann Soulas
à
16:52
NAÏVETÉS
Le numéro deux d’Al Qaeda, Ayman-al-Zawahri a insulté le Président américain récemment élu, Barack Obama, en le traitant d’« esclave noir au service des blancs ». Inutile de perdre son temps à argumenter pareille stupidité. Mais Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe, est bien naïf de s’y être attelé. Il estime que l’action didactique probable du futur président pourrait être rentable en décrédibilisant l’organisation terroriste. Or, par définition, celle-ci ne saurait être décrédibilisée. Elle utilise un « écran de plomb » entre la violence aveugle, le fanatisme pathologique d’un mouvement nébuleux totalitaire, et notre civilisation occidentale ouverte à la tolérance, ce qui empêche tout contact simplement humain entre le terrorisme et nous. Entre la civilisation et la barbarie, il n’y a pas de place pour le discours. Il faut être naïf pour réfuter le « choc des civilisations » prophétisé en son temps par Samuel Huntington, ne serait-ce que parce que depuis le onze septembre 2001, nous y sommes. Choc non frontal, certes, au même titre que la déclaration de la « Troisième guerre mondiale » qu’a constitué l’attentat spectaculaire new-yorkais et ses près de trois mille morts n’a pas été (et n’est pas) une guerre « frontale ». Il s’agit, néanmoins, d’un choc culturel irrécusable et ceci pour la raison simple suivante. La Nature a horreur du vide. C’est un fait scientifique connu. Que nos défenses organiques fléchissent et l’armée prédatrice microscopique qui habite nos corps commence à faire œuvre de mort. Que les défenses civilisationnelles (éthique, justesse, courage et droiture pour dénoncer l’infamie, le mensonge et la lâcheté) faiblissent et la barbarie terroriste y fait son nid pour éliminer nos sociétés et pour imposer sa théocratie. L’Univers entier est né et s’est développé, s’est édifié dans ses extraordinaires complexités diversifiées, par le conflit. L’oublier, c’est se condamner à être éliminé. Rien d’étonnant que celui-ci ait acquis son maximum de « brio » avec nos civilisations cultivées. Le cerveau humain et son organisme entier sont parvenus au faîte de la complexité qualitative. Mais nous avons simplement oublié que le conflit ne nous avait pas encore quitté, que nous ne l’avions pas encore éliminé. Cet oubli vaut un arrêt de mort car nous continuons à être soumis aux lois ontologiques de l’univers dont le conflit est le moteur. De même qu’un organisme affaibli est sommé de se défendre sous peine de mort, nos sociétés sont sommées de se défendre sous peine d’être éliminées. Exit angélismes. Nous devons cesser de nous prendre pour ce que nous ne pouvons pas (encore) être, nous devons nous rappeler qu’un organisme vivant susceptible d’être malade, est inaccompli, que si nos sociétés oublient la fierté des valeurs qui les ont constituées, elles sont inaccomplies. Cinq grandes extinctions de la vie ont frappé notre belle planète bleue au cours des âges géologiques : c’était avant l’homme. Précisément, la sixième extinction s’est levée comme une menace imminente. Devrons-nous nous rappeler Noé et son Arche illusoire en nous reniant à l’état d’esclave, ou saurons-nous nous affirmer ? Au lieu de nous renier, saurons-nous, à la fin, nous affirmer ?
Barack Obama, pas mieux que G. W. Bush ne saura éviter la confrontation avec le fanatisme islamiste parce que ce dernier, en digne héritier du Coran, est imperméable à la moindre intelligence simplement humaine.
Souvenons-nous du « sage » conseil de l’ancien ambassadeur de France, Elie Barnavi aux Occidentaux : « Il vous faudra réapprendre à faire la guerre ». Hélas !
Johann SOULAS, 23 novembre 2008
Le numéro deux d’Al Qaeda, Ayman-al-Zawahri a insulté le Président américain récemment élu, Barack Obama, en le traitant d’« esclave noir au service des blancs ». Inutile de perdre son temps à argumenter pareille stupidité. Mais Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe, est bien naïf de s’y être attelé. Il estime que l’action didactique probable du futur président pourrait être rentable en décrédibilisant l’organisation terroriste. Or, par définition, celle-ci ne saurait être décrédibilisée. Elle utilise un « écran de plomb » entre la violence aveugle, le fanatisme pathologique d’un mouvement nébuleux totalitaire, et notre civilisation occidentale ouverte à la tolérance, ce qui empêche tout contact simplement humain entre le terrorisme et nous. Entre la civilisation et la barbarie, il n’y a pas de place pour le discours. Il faut être naïf pour réfuter le « choc des civilisations » prophétisé en son temps par Samuel Huntington, ne serait-ce que parce que depuis le onze septembre 2001, nous y sommes. Choc non frontal, certes, au même titre que la déclaration de la « Troisième guerre mondiale » qu’a constitué l’attentat spectaculaire new-yorkais et ses près de trois mille morts n’a pas été (et n’est pas) une guerre « frontale ». Il s’agit, néanmoins, d’un choc culturel irrécusable et ceci pour la raison simple suivante. La Nature a horreur du vide. C’est un fait scientifique connu. Que nos défenses organiques fléchissent et l’armée prédatrice microscopique qui habite nos corps commence à faire œuvre de mort. Que les défenses civilisationnelles (éthique, justesse, courage et droiture pour dénoncer l’infamie, le mensonge et la lâcheté) faiblissent et la barbarie terroriste y fait son nid pour éliminer nos sociétés et pour imposer sa théocratie. L’Univers entier est né et s’est développé, s’est édifié dans ses extraordinaires complexités diversifiées, par le conflit. L’oublier, c’est se condamner à être éliminé. Rien d’étonnant que celui-ci ait acquis son maximum de « brio » avec nos civilisations cultivées. Le cerveau humain et son organisme entier sont parvenus au faîte de la complexité qualitative. Mais nous avons simplement oublié que le conflit ne nous avait pas encore quitté, que nous ne l’avions pas encore éliminé. Cet oubli vaut un arrêt de mort car nous continuons à être soumis aux lois ontologiques de l’univers dont le conflit est le moteur. De même qu’un organisme affaibli est sommé de se défendre sous peine de mort, nos sociétés sont sommées de se défendre sous peine d’être éliminées. Exit angélismes. Nous devons cesser de nous prendre pour ce que nous ne pouvons pas (encore) être, nous devons nous rappeler qu’un organisme vivant susceptible d’être malade, est inaccompli, que si nos sociétés oublient la fierté des valeurs qui les ont constituées, elles sont inaccomplies. Cinq grandes extinctions de la vie ont frappé notre belle planète bleue au cours des âges géologiques : c’était avant l’homme. Précisément, la sixième extinction s’est levée comme une menace imminente. Devrons-nous nous rappeler Noé et son Arche illusoire en nous reniant à l’état d’esclave, ou saurons-nous nous affirmer ? Au lieu de nous renier, saurons-nous, à la fin, nous affirmer ?
Barack Obama, pas mieux que G. W. Bush ne saura éviter la confrontation avec le fanatisme islamiste parce que ce dernier, en digne héritier du Coran, est imperméable à la moindre intelligence simplement humaine.
Souvenons-nous du « sage » conseil de l’ancien ambassadeur de France, Elie Barnavi aux Occidentaux : « Il vous faudra réapprendre à faire la guerre ». Hélas !
Johann SOULAS, 23 novembre 2008
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Mercredi, 19 novembre 2008
France Uruguay de football Par Roger Saint Pierre www.lignedroite.net
Par Ligne Droite
dans Société
à
23:50
Les médias avaient prévenu : si la Marseillaise était à nouveau huée, le match risquait d’être interrompu et la sono serait poussée à fond pour couvrir les sifflets. Ce ne fut pas nécessaire, mais n’ont-ils pas oublié la raison principale de cette absence de protestation ? Elle a pourtant un nom : le communautarisme. L’adversaire était l’Uruguay et non un pays du Maghreb. En sifflant la Marseillaise lors du match contre la Tunisie, nos jeunes des banlieues conspuaient la France qui les accueille mais qu’ils détestent. Aucune sono n’est assez puissante pour couvrir cette évidence.
Mardi, 18 novembre 2008
RENIEMENT... OU AFFIRMATION DE SOI ?
Par Johann Soulas
dans Société
à
16:46
RENIEMENT… OU AFFIRMATION DE SOI ?
RETOUR AU DISCOURS A RATISBONNE DE BENOÎT XVI
Johann Soulas
Physicien, spécialisé en neuropsychologie quantique et noétique
« Je fermai les yeux et mis ma tête entre les mains.
Je vis inscrit sur mon front : désespoir ».
Anonyme, 21e siècle.
Commençons par une courte mais éclairante histoire orientale.
Il était une fois un troupeau de brebis ayant accueilli un très jeune animal qui ne leur ressemblait pas du tout. Bien qu’il poussait en grandissant rapidement, il s’évertua à imiter le bêlement du troupeau et à manger l’herbe, ce qu’il détestait. Un jour, à l’écart du troupeau, il rencontra un lion majestueux. Il eut peur, mais le lion le somma de venir devant lui :
« Que fais-tu avec ce bétail ? lui demanda le roi des animaux. Pour toute réponse, il eut droit à un bêlement. Le lion éclata de rire.
« Suis-moi, dit-il. Il l’emmena à une mare.
« Regarde-toi! Le jeune animal fut stupéfait : dans le miroir d’eau il ressemblait au lion! Ce dernier lui dit :
« Va dire à ce troupeau qui tu es. Le lionceau s’élança vers les brebis et poussa un terrible rugissement. Les bêtes affolées se sauvèrent dans toutes les directions, tandis que le lion lui dit :
« Tu t’es reconnu ? Alors tu es des nôtres. Viens avec moi.
Introduction
Le discours de Benoît XVI prononcé à l’Université de Ratisbonne (Bavière, 2006) apparaît selon ce dernier comme le rappel de la doctrine dominante du catholicisme basée sur l’héritage philosophique grec la Raison « distribué » dans la Révélation christique du Nouveau Testament, la Foi. Tout lecteur attentif à ce discours aura perçu que, loin d’attaquer l’islam, les propos du pape, orientés selon une rhétorique à vocation universelle dans sa fonction spirituelle, ne pouvait pas faire l’impasse sur ce qui apparaît, à nous occidentaux, comme un égarement criminel, à savoir l’apparition de la notion de guerre sainte au sein de l’une des trois religions monothéistes, l’islam, par ses deux variantes : prosélytisme conquérant par le glaive ou par la harangue idéologisée. Nous savons tous, combien est préoccupante sur notre sol français, la menée des jihadistes dans une quasi impunité et combien est consternant le laxisme de nos dirigeants et des partis politiques gauche et pseudodroite, et avec pour conséquence : ignorance d’une majorité des Français devant les dangers d’asservissement qui grignotent chaque jour un peu plus, le socle de nos libertés fondamentales, base de notre culture.
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Lundi, 17 novembre 2008
Mise au point: nous ne transigerons pas sur la liberté d'expression !
Par Bureau de la Droite libre
dans Ligne éditoriale
à
23:12
Suite aux protestations qui ont suivi la publication du billet de notre ami Constant Rémond au sujet de l'affaire Vanneste, nous tenions à rappeler deux choses:
1- Les propos tenus par les différents auteurs de ce blog ne les engagent qu'eux-mêmes et ne sauraient refléter une position officielle de la Droite libre.
2- Nous sommes très attachés à la liberté d'expression. C'est même, pourrait-on dire la marque de fabrique de ce blog.
C'est tout le sens du combat qu'avec Rachid Kaci nous avions mené pour soutenir Robert Redecker même si nous ne partageions pas la totalité de ses thèses.
Il est donc impensable de censurer tel ou tel du moment que son propos n'est injurieux ou diffamatoire envers quiconque.
Convaincus que seul le débat peut faire se rapprocher les antagonismes, nous engageons nos lecteurs à nous envoyer des textes contradictoires lorsque le traitement d'un sujet ne leur convient pas et nous les publierons avec plaisir.
1- Les propos tenus par les différents auteurs de ce blog ne les engagent qu'eux-mêmes et ne sauraient refléter une position officielle de la Droite libre.
2- Nous sommes très attachés à la liberté d'expression. C'est même, pourrait-on dire la marque de fabrique de ce blog.
C'est tout le sens du combat qu'avec Rachid Kaci nous avions mené pour soutenir Robert Redecker même si nous ne partageions pas la totalité de ses thèses.
Il est donc impensable de censurer tel ou tel du moment que son propos n'est injurieux ou diffamatoire envers quiconque.
Convaincus que seul le débat peut faire se rapprocher les antagonismes, nous engageons nos lecteurs à nous envoyer des textes contradictoires lorsque le traitement d'un sujet ne leur convient pas et nous les publierons avec plaisir.
L'agenda du G20 et l'agenda Climat-Energie
Par Patrice Hernu
dans Ecologie
à
14:53
Ils se trompaient et continuent de se tromper en pensant que la relance de type keynésien est durablement adaptée à la situation même si, conjoncturellement, elle est sans doute inévitable dès lors qu'elle est pratiquée avec modération. Car, elle n'est pas la solution. Elle est comme une médication qui pourrait emporter le malade s'il en abusait. Le sommet du G20 en a pris acte en recommandant une politique équilibrée de soutien à l'économie, tenant le grand compte des réalités nationales.
La crise est celle de la dette écologique des pays industriels "classiques".
Le mécanisme des subprimes était simple : en prêtant à des taux au départ dérisoires à des ménages (les ménages « subprimes », c'est-à-dire ceux qui n’étaient notés « prime » c'est-à-dire solvables- on aura bientôt une deuxième vague de problèmes avec les ménages intermédiaires quasi solvables ou quasi insolvables -) dont une proportion non négligeable n’avait les moyens de subvenir durablement aux mensualités de remboursement, les prêteurs croyaient jouer en toute sécurité.
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Chronique américaine
Par Bureau de la Droite libre
dans Paroles de militants
à
14:49
Par Lionel FedrigoNul ne sait aujourd’hui si l’élection du nouveau président des Etats-Unis changera la face du monde et accessoirement si les problèmes de son propre pays seront résolus. Ce qui est sûr, c’est que jamais une élection présidentielle américaine n’aura libéré un tel courant de louanges et de bons sentiments mêlés .
Pas une voix occidentale qui au nom du vainqueur ne se soit émerveillée. Pas la moindre réserve qui se soit exprimée publiquement. Même les contrées les plus lointaines, habituellement appliquées à vilipender les méfaits du grand Satan américain ont semblé être touchées par la vague lénifiante.
Les quelques timides appels à raison garder ont été balayés par le flot d’une certitude aussi tranquille que dévastatrice.
Mais que salue donc ce déferlement d’unanimité ?
Un programme économique propre à ramener l’ordre et le calme dans la tourmente financière, un acte héroïque de politique étrangère qui assurerait définitivement la paix dans le monde ou la promesse d’un miracle qui installerait dès après demain le paradis sur terre ? Rien de tout cela. La « vox mundana » n’a pas jugé. Elle a dit Amen ! Comme si elle allait par cet acte de foi racheter tous ses anciens péchés. Un nouvel agneau est né, porté par un formidable non –dit : Sa différence de couleur. Différence qu’il avait tout fait pour qu’elle s’estompât. Par un long mûrissement dans les castes supérieures de la bonne et dominante société. Par une volonté délibérée de ne point l’exciper à aucun moment de sa campagne.
Il eut été exécrable que cette différence le fit perdre et l’on dégustera au passage l’immense leçon que les électeurs américains viennent d’envoyer urbi et orbi. Mais il n’en reste pas moins que les esprits chagrins noteront que, lorsque l’on confie à quelqu’un un rôle quelconque, en le préférant à quelqu’autre au seul et inavoué motif de la couleur de sa peau , cela continue de ressembler à une forme de racisme.
Dimanche, 16 novembre 2008
Christian Vanneste : une victoire de la démocratie
Par Webmaster2
dans Société
à
21:11
Par C.R.
L'acquittement de Christian Vanneste par la justice, du nom de ce député UMP mis en examen à cause de ses propos controversés sur l'homosexualité, constitue une victoire éclatante pour la démocratie dans notre pays. Cette victoire du bon sens sur l'obscurantisme s'avère d'autant plus salutaire que la liberté d'expression, depuis plusieurs années déjà, est devenue la cible de lobbys communautaires qui cherchent à déconstruire le pacte républicain pour lui substituer une concurrence effrénée des singularismes.
L'acquittement de Christian Vanneste par la justice, du nom de ce député UMP mis en examen à cause de ses propos controversés sur l'homosexualité, constitue une victoire éclatante pour la démocratie dans notre pays. Cette victoire du bon sens sur l'obscurantisme s'avère d'autant plus salutaire que la liberté d'expression, depuis plusieurs années déjà, est devenue la cible de lobbys communautaires qui cherchent à déconstruire le pacte républicain pour lui substituer une concurrence effrénée des singularismes.
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DÉVOTION ET RENONCEMENT IDENTITAIRE
Par Johann Soulas
dans Société
à
19:26
Tant pis. Ma note discordante continue. Les lendemains de fête où l’on oublie sont gris des dures réalités qui ne nous oublient jamais. Signe que la « fête » ne s’accorde pas à l’hystérie du moment mais au regard lucide et distancié qui apprend, avec le temps et l’âge, qu’aucun miracle ne saurait être de ce monde. La joie vraie, c’est la lucidité dans la sagesse.
L’obamania du soufflé s’est aplatie avec le même souffle qui l’avait hypertrophiée. Voici quelques réflexions.
Le 4 novembre 2008 nous a concernés, que nous le voulions ou non. Infiniment au-delà du remue-ménage des méninges (aux augures aveugles), notre responsabilité dans l’éthique de la vie socialisée a été sollicitée. La psychologie collective européenne, majoritairement française, a démissionné à plus de quatre-vingt pourcent. N’éludons pas dans le faux angélisme ambiant : la première leçon de la victoire de Barack Hussein Obama, c’est l’état désastreux dans lequel la société française évolue : nos élites (républicaines ?) ont eu beau jeu, depuis des décennies, à endormir le peuple, puis ensuite, à le formater pour un antiaméricanisme puéril. Comment ! nous autres, héritiers des Lumières, s’accorder aux cow-boys ? Pour qui nous prenez-vous ? N’empêche, qu’on le veuille ou non, les premiers anglo-saxons de l’Ouest, sans se soucier de la dentelle, dans un monde ouvert et brutal, ont contribué, en « affreux capitalistes », à enrichir la misère et la pauvreté planétaires, et en yankees militaristes peu recommandables à nous sauver du fascisme hitlérien et du nazisme stalinien. Pire ! L’affreux prédécesseur du « messie » Barack Hussein a réussi à nous débarrasser du monstre irakien Saddam Hussein, honte de la mémoire collective de notre Occident (ce fait majeur ne semble avoir affleuré personne, toute occupés que furent nos intelligentsia et médias à couvrir d’inavouables amitiés, en leur temps, au sommet de l’Etat français, à droite comme à gauche). Bref, l’Amérique tant conspuée sous G. W. Bush a retrouvé soudain le visage de Sainte Vierge. Malgré le fait qu’Obama n’ait pas aboli la peine de mort et qu’il couvre la libre vente d’armes, malgré le fait qu’il ne puisse pas, miraculeusement, instaurer la paix en Irak, ni effacer d’un trait de magie la barbarie des talibans en Afghanistan ni anéantir Al Qaeda.
L’obamania du soufflé s’est aplatie avec le même souffle qui l’avait hypertrophiée. Voici quelques réflexions.
Le 4 novembre 2008 nous a concernés, que nous le voulions ou non. Infiniment au-delà du remue-ménage des méninges (aux augures aveugles), notre responsabilité dans l’éthique de la vie socialisée a été sollicitée. La psychologie collective européenne, majoritairement française, a démissionné à plus de quatre-vingt pourcent. N’éludons pas dans le faux angélisme ambiant : la première leçon de la victoire de Barack Hussein Obama, c’est l’état désastreux dans lequel la société française évolue : nos élites (républicaines ?) ont eu beau jeu, depuis des décennies, à endormir le peuple, puis ensuite, à le formater pour un antiaméricanisme puéril. Comment ! nous autres, héritiers des Lumières, s’accorder aux cow-boys ? Pour qui nous prenez-vous ? N’empêche, qu’on le veuille ou non, les premiers anglo-saxons de l’Ouest, sans se soucier de la dentelle, dans un monde ouvert et brutal, ont contribué, en « affreux capitalistes », à enrichir la misère et la pauvreté planétaires, et en yankees militaristes peu recommandables à nous sauver du fascisme hitlérien et du nazisme stalinien. Pire ! L’affreux prédécesseur du « messie » Barack Hussein a réussi à nous débarrasser du monstre irakien Saddam Hussein, honte de la mémoire collective de notre Occident (ce fait majeur ne semble avoir affleuré personne, toute occupés que furent nos intelligentsia et médias à couvrir d’inavouables amitiés, en leur temps, au sommet de l’Etat français, à droite comme à gauche). Bref, l’Amérique tant conspuée sous G. W. Bush a retrouvé soudain le visage de Sainte Vierge. Malgré le fait qu’Obama n’ait pas aboli la peine de mort et qu’il couvre la libre vente d’armes, malgré le fait qu’il ne puisse pas, miraculeusement, instaurer la paix en Irak, ni effacer d’un trait de magie la barbarie des talibans en Afghanistan ni anéantir Al Qaeda.
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L'actualité de la semaine vue par Ligne Droite www.lignedroite.net
Par Ligne Droite
dans Politique
à
10:08
Après une semaine passée à nous répéter que la guerre des trois – et même des quatre – n’aurait pas lieu, Ségolène, Martine, Bertrand et les autres nous jouent en ce moment même une reprise du congrès de Rennes de 1990. Comme dans l’Iliade, une femme est à l’origine de la guerre ; une guerre qui devait durer dix ans, intéressante coïncidence ! Mais Hélène était admirée par les deux camps alors que tous se liguent contre Ségolène Royal. Seuls les militants semblent lui conserver leur sympathie avec, quand même, une petite majorité. Reste à savoir qui jouera le rôle du cheval. Qui, de l’intérieur de la cité, ouvrira la porte et à qui ? Bayrou, Besancenot ? Qui peut le dire ? Cassandre n’est plus là et d’ailleurs, personne ne la croirait ! Cassandre n’est plus là mais Ligne Droite est bien présente et nous restons prudents quant aux résultats attendus d’une réunion bien plus importante pour l’avenir de la planète que la guerre des roses du PS. Un G20 sans Obama, c’est un film sans sa vedette. Il en est quand même sorti de louables déclarations d’intention. On a vu une Europe plus ou moins unie, une Amérique soucieuse de préserver sa liberté de manœuvre, le tout arbitré par les pays émergés et émergeants. Malgré son aversion pour les organismes de contrôle supranationaux, G.W. Bush n’a fermé aucune porte afin de laisser le champ libre à son successeur, suivant la grande tradition américaine. Malgré tout, la presse américaine est loin de faire sa une sur la réunion de Washington.
Dans le tumulte créé par la crise, le reste de l’actualité internationale passe presque inaperçu. L’Algérie et la Russie profitent de la diversion pour poser les jalons d’une présidence à vie. Troisième mandat pour la première, extension à six ans de chaque mandat pour la seconde. Hugo Chavez aurait dû attendre le moment propice pour faire de même. Dommage que l’Europe ne soit pas unie ; Nicolas Sarkozy va devoir, le premier janvier 2009, passer la main avec beaucoup de regrets à la République Tchèque. Il commençait à s’habituer.
Coté crise, rien ne change. Les mauvaises nouvelles se succèdent, les bourses jouent au yo-yo mais, ce qui est intéressant, c’est qu’elles le font de manière coordonnée. Une constatation qui rend futile les cocoricos de notre presse titrant que la France a échappé à la récession. Les professionnels de la finance ne s’y trompent pas. Le monde est un grand marché, tous les pays sont solidaires et tous s’enfoncent dans les sables mouvants de la récession. Même la Chine, qui devrait conserver un taux de croissance à rendre jalouse Christine Lagarde en raison de ses exportations de produits bon marché, se trouve obligée de relancer l’économie intérieure avec un plan d’investissement dans des infrastructures dont elle a grand besoin.
C’est d’ailleurs cette évidence qui rend peu plausibles les explications du PS qui prétend que leurs différends portent sur les idées et non sur les personnes. Devant une pareille crise, les solutions de la gauche sont bien connues : distribuer du pouvoir d’achat en augmentant le SMIC et les minima sociaux, relancer l’économie par la consommation, réactiver les embauches dans les services publics et annuler les « cadeaux faits aux riches » par la droite. Que cela s’appelle union de la gauche ou front populaire, le résultat est hélas, lui aussi, bien connu : tous les équilibres, déjà mal en point, seraient sérieusement aggravés. Ces « idées » sont plus ou moins communes à tous les socialistes. Ne restent donc que les conflits de personnes et d’alliances.
Et voici que l’on reparle de Hillary Clinton. La moins diplomate des personnalités politiques américaines est pressentie pour prendre la tête de la diplomatie américaine.
Nicolas Sarkozy ne se montre pas non plus des plus adroits en invitant le Dalaï-lama, alors qu’il a besoin du soutien de la Chine à bien des égards.
Le même Nicolas Sarkozy nous disait récemment : « avec le service minimum, lors d’une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». Une fanfaronnade un peu prématurée. La SNCF a certes une meilleure visibilité, mais elle n’en profite que très partiellement pour mieux informer les voyageurs. Quant aux employés d’Air France, ils ne sont tout simplement pas concernés. Une seule chose est certaine, quelles que soient les décisions prises par un gouvernement que les syndicats abhorrent, ils en transformeront le sens, avec l’aide des médias, pour justifier l’injustifiable !
La bonne nouvelle de la semaine, on en parle peu, c’est l’Euro qui est revenu à des niveaux plus en rapport avec sa vraie valeur. Encore faut-il que crise s’achève pour que notre industrie en profite. L’envers de la médaille, c’est le prix du baril qui baisse en dollars mais beaucoup moins en euros.
Mercredi, 12 novembre 2008
Le juriste unique n'est-il pas un mythe ?
Par Alexandre-Guillaume Tollinchi
dans Société
à
17:43
Par Maîtres Charles & Karine TOLLINCHI Avoués associés près la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence
Dirigeants de la SCP TOLLINCHI
Et
Alexandre-Guillaume TOLLINCHI
Responsable du cercle Paoli à la Faculté de Droit de Nice
Essayiste aux Editions Anima Corsa
Ancien cadre national de l'UMP
Le 9 Juin dernier, sans concertation préalable avec les acteurs du monde judiciaire, Madame le Garde des Sceaux Rachida DATI a annoncé la suppression de la profession d’avoué préconisée par le rapport ATTALI. L’idée de créer une grande profession du droit est alléchante, notamment pour les grands cabinets parisiens, et l’on pouvait rêver avec l’avènement d’un seul professionnel du droit à un abaissement du coût du procès pour le justiciable et une plus grande rapidité de traitement des dossiers en supprimant un intermédiaire. Il n’en est rien. Tous les arguments annoncés pour justifier cette réforme sont aisément combattus. L’Angleterre et le Pays de Galles ont eu la même idée mais avec la déréglementation, le coût du procès a doublé (source OCDE 2007) ! La justice française est l’une des moins coûteuses d’Europe (2% du budget de l’Etat pour 9 % en Angleterre) et la durée du procès civil en appel a aujourd’hui sensiblement diminué (10-12 mois). Au coeur d’une crise financière et économique sans précédent, on doit se poser la question de la nécessité d’une réforme qui n’aura aucune utilité réelle pour le justiciable, qui entraînera un dysfonctionnement inéluctable des cours d’appel et fera gonfler de façon VOLONTAIRE le rang des chômeurs.
I. UNE REFORME INUTILE.
Les avoués, ne l’oublions pas, sont des officiers ministériels, dont l’Etat fixe le nombre, établis près une cour d’appel, chargés de représenter les parties et de faire les actes de procédure durant la durée de l’instance. Ce respect scrupuleux de la procédure de mise en état et de recouvrement amiable constitue la garantie pour le justiciable d’un procès loyal et contradictoire, base de notre démocratie. Leur tarif réglementé est un facteur d’égalité sociale et la répétibilité des dépens permet aux justiciables qui gagnent le procès de bénéficier des services de l’avoué gratuitement. Rappelons que les honoraires d’avocat sont libres et comprennent très souvent des frais de déplacement. La suppression des avoués ne constituerait en rien une amélioration du service public de la justice. Elle entraînera un alourdissement des charges des greffes (information des parties par lettres recommandées,
communication de pièces conclusions, incidents, requêtes, renvoi…) sans qu il ne soit démontré que le budget de la justice puisse le supporter en cette période de crise ni que la dématérialisation ne soit opérante à ce jour sans un effort financier très lourd.
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Hommage à Georges Labroche
Par Ligne Droite
dans Culture
à
09:59
Ligne Droite a le plaisir de vous offrir le discours prononcé par J-C Perrin 
à l'occasion du 11 novembre en hommage à Georges Labroche.
Merci à tous d’être présents ici au cimetière communal pour honorer la mémoire de Georges Labroche. Clairon de l’armistice.
11 novembre 1918, après 1530 jours s’achève la plus horrible des guerres que la France
ai connue. 1 357 800 soldats français sont tombés.
Ils étaient partis, engagés volontaires, mobilisés pour une guerre fraîche et joyeuse. Ils seraient rentrés pour Noël. Les femmes leur jetaient des pétales de fleurs. Dans un élan fait d’euphorie et de gloire, ils vont s’élancer sur les « Prurco ». Aux cris de … A Berlin, on va couper les moustaches à Guillaume ! Du plus humble soldat au plus haut gradé, règne une foi inébranlable vu la supériorité de la charge à la baïonnette et l’efficacité du fameux canon de 75 mm. Aveuglés par une sorte de complexe de supériorité que justifiaient en partie leur bonne conscience et le sentiment de leur force morale, les Français vont devoir constater la faillite de leurs principes stratégiques appris dans les plus grandes écoles militaires.
La bataille des frontières (Morhange) sera la démonstration de la folie meurtrière. Du 6août au 13 septembre soit 38 jours de combats, 313 000 morts, soit 6 morts à la minute plus 400 000 blessés. Sous le soleil brûlant de l’été affublé de leur pantalon de laine écarlate ; la capote bleue, plus 30 kg. de barda sans oublier bien sur le petit fagot de bois sur le sac. Ils s’élancent à l’assaut des lignes allemandes. On s’étonne encore aujourd’hui, on ne s’explique pas comment des chefs purent s’obstiner dans leurs erreurs et imposer à leurs soldats une suite ininterrompue d’hécatombes en manoeuvrant des masses d’hommes comme des pièces d’échec ou en sacrifiant une partie impitoyablement au nom d’une mystique que le soldat devait accepter sans murmurer. La retraite est inévitable. Les pimpants fantassins d’août se sont mués en loqueteux sous l’action conjuguée du soleil et des averses. La retraite s’effectue néanmoins en bon ordre jusque la Marne. Par chance le haut commandement allemand commet une faute stratégique providentielle. Ce dont profite Joffre et Gallieni. L’offensive allemande est stoppée. Après les batailles de la Somme et de l’Iser l’armée allemande connaît des pertes effrayantes. A cette occasion s’éteint le mythe d’une victoire rapide. Ayant constaté leur impuissance à triompher l’un de l’autre, les 2 armées s’enterrent dans des tranchées protégées par d’inextricables réseaux de fils de fer barbelés. Une nouvelle guerre commence : celle des tranchées. 4 années faites d’insécurité, d’inconfort, et bientôt de misère au milieu des poux, des rats et des cadavres que l’on ne recouvre plus. Des efforts énormes au prix de pertes colossales pour conquérir 50 m. et pour les reperdre le lendemain. Verdun en sera le parfait exemple. 21 000 000 d’obus bouleverseront le paysage sur 8 m. de profondeur. La terre devient hommes, l’homme devient terre. L’horreur est acceptée comme familière et quotidienne. C’est peut être l’image la plus cruelle de la guerre.

à l'occasion du 11 novembre en hommage à Georges Labroche.
Merci à tous d’être présents ici au cimetière communal pour honorer la mémoire de Georges Labroche. Clairon de l’armistice.
11 novembre 1918, après 1530 jours s’achève la plus horrible des guerres que la France
ai connue. 1 357 800 soldats français sont tombés.
Ils étaient partis, engagés volontaires, mobilisés pour une guerre fraîche et joyeuse. Ils seraient rentrés pour Noël. Les femmes leur jetaient des pétales de fleurs. Dans un élan fait d’euphorie et de gloire, ils vont s’élancer sur les « Prurco ». Aux cris de … A Berlin, on va couper les moustaches à Guillaume ! Du plus humble soldat au plus haut gradé, règne une foi inébranlable vu la supériorité de la charge à la baïonnette et l’efficacité du fameux canon de 75 mm. Aveuglés par une sorte de complexe de supériorité que justifiaient en partie leur bonne conscience et le sentiment de leur force morale, les Français vont devoir constater la faillite de leurs principes stratégiques appris dans les plus grandes écoles militaires.
La bataille des frontières (Morhange) sera la démonstration de la folie meurtrière. Du 6août au 13 septembre soit 38 jours de combats, 313 000 morts, soit 6 morts à la minute plus 400 000 blessés. Sous le soleil brûlant de l’été affublé de leur pantalon de laine écarlate ; la capote bleue, plus 30 kg. de barda sans oublier bien sur le petit fagot de bois sur le sac. Ils s’élancent à l’assaut des lignes allemandes. On s’étonne encore aujourd’hui, on ne s’explique pas comment des chefs purent s’obstiner dans leurs erreurs et imposer à leurs soldats une suite ininterrompue d’hécatombes en manoeuvrant des masses d’hommes comme des pièces d’échec ou en sacrifiant une partie impitoyablement au nom d’une mystique que le soldat devait accepter sans murmurer. La retraite est inévitable. Les pimpants fantassins d’août se sont mués en loqueteux sous l’action conjuguée du soleil et des averses. La retraite s’effectue néanmoins en bon ordre jusque la Marne. Par chance le haut commandement allemand commet une faute stratégique providentielle. Ce dont profite Joffre et Gallieni. L’offensive allemande est stoppée. Après les batailles de la Somme et de l’Iser l’armée allemande connaît des pertes effrayantes. A cette occasion s’éteint le mythe d’une victoire rapide. Ayant constaté leur impuissance à triompher l’un de l’autre, les 2 armées s’enterrent dans des tranchées protégées par d’inextricables réseaux de fils de fer barbelés. Une nouvelle guerre commence : celle des tranchées. 4 années faites d’insécurité, d’inconfort, et bientôt de misère au milieu des poux, des rats et des cadavres que l’on ne recouvre plus. Des efforts énormes au prix de pertes colossales pour conquérir 50 m. et pour les reperdre le lendemain. Verdun en sera le parfait exemple. 21 000 000 d’obus bouleverseront le paysage sur 8 m. de profondeur. La terre devient hommes, l’homme devient terre. L’horreur est acceptée comme familière et quotidienne. C’est peut être l’image la plus cruelle de la guerre.
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