Gabriel Lévy . Association des Contribuables d’Aubagne.
29 juin 2008
Répétons sans cesse cette exhortation, comme le faisait Caton en ponctuant chacune de ses interventions (1).
La présidence française de l’union européenne va coûter très cher aux contribuables. Il est prévu dans notre budget la somme de 190 millions d’euros, dont le détail est le suivant : « activités obligatoires et traditionnelles de la présidence, 89 millions ; manifestations correspondant à l’initiative propre (sic) de la présidence française, 82 millions ; dépenses interministérielles, 19 millions ». (2)
Les chiffres, surtout en euros, ne parlent pas forcément à nos concitoyens Pour se persuader que tout cela n’a rien de modeste, rappelons que les deux précédentes présidences françaises ont coûté 14,1 millions d’euros en 1995 et 56,9 millions en 2000, mais surtout que la présidence britannique de 2005 n’a généré une dépense que de 13 millions d’euros. Quinze fois moins ! Toujours pingres, ces Anglais !
L’union européenne, l’union méditerranéenne… Que de dépenses, « on commet en leur nom » ! Le paraître en politique étrangère est consubstantielle des présidences françaises.
Si les Français avaient été consultés, comme l’ont été les Irlandais, et non floués par un traité prétendument simplifié, il est probable qu’ils auraient refusé la poursuite de la gabegie engendrée par ces institutions : réunions quasi hebdomadaires de 200 à 300 délégués, des légions de traducteurs en 27 langues, des tonnes de documents, des subventions devenues « une tentation irrésistible pour des pays gangrenés par la corruption » (3), l’absurdité des aides pour cesser des activités, alors que les mêmes brillants esprits nous prédisent la faim dans le monde.
Et le Sénat qui compte de nouveau museler les Français au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Nous vous avions alertés, la pré-adhésion de la Turquie est en marche et elle a déjà eu un coût de 3,7 milliards d’euros.
De même, la « pré-organisation » de l’Union Méditerranéenne nécessite une cascade de réceptions, de voyages exploratoires (dont le prix politique est inadmissible), de publicité dans les quotidiens (4)… Projet grandiose d’un président qu’il sera bien obligé de réduire à presque rien, mais qui aura coûté fort cher.
Proposons-lui de le limiter à un règlement de copropriété pour l’entretien des parties communes (la Méditerranée), et terminons par l’antienne : "il faut un état modeste".
1- « Il faut détruire Carthage »
2- Le Cri du Contribuable, n°52 du 28 juin 2008.
3- Ibid : « Bruxelles ne cesse de rappeler le gouvernement (de la Bulgarie) à l’ordre sur l’utilisation abusive de fonds structurels et de cohésion, ou des subventions »
4- 219.576 euros, rien que pour la PACA en un seul jour. In « Une insulte faite aux contribuables ».www.aubagnesurlecours.com.
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